Les noms de deux athlètes figurent sur la liste des engagées dans le concours féminin du saut à la perche, ce samedi, aux championnats de Belgique en salle de Louvain-la-Neuve. Il s’agit de la détentrice du record national (4,51m) Fanny Smets, 34 ans, et de la prometteuse Lola Lepère, 15 ans, reprise sur la liste des espoirs sportifs pour 2021 (record outdoor : 4,00m; record indoor : 3,85m). Et c’est tout ! La participation de Chloé Henry, deuxième performeuse belge de l’hiver avec 4,33m (record en salle égalé), n’a pas été acceptée au motif qu’elle ne bénéficie pas du statut adéquat.

"Le système d’invitation qui a été créé pour ces championnats est discriminatoire", juge la Belgo-Américaine de 33 ans. "On autorise la participation d’une athlète plus jeune et ayant un record moins élevé alors que moi, en tant que deuxième athlète au ranking de l’année et au ranking all-time, je suis interdite de participer. Ce système d’invitation va à l’encontre du fair-play et de la bonne gouvernance. Le gros problème est qu’il y a très peu de compétitions pour le moment et qu’il est très difficile de voyager. En outre ces championnats de Belgique attribuent des points servant à la qualification pour les Jeux olympiques."

Le refus de participer qui a été adressé à Chloé Henry ne lui permet donc pas d’engranger ces points précieux. "C’est une situation extrêmement frustante qui démontre un manque de respect complet envers les athlètes qui ne bénéficient pas d’un soutien structurel", ajoute la perchiste, qui pointe aussi "un manque de communication et de transparence" (vu que les championnats nationaux ne fonctionnent pas d’ordinaire sur un système d’invitation mais de performances) et se dit prête à combattre la décision prise à son encontre.

"Il y a 54 athlètes engagés sur une journée à Louvain-la-Neuve quand à l’origine il devait y en avoir 80 en deux jours", relève-t-elle encore. "Les organisateurs de l’Ifam ont, eux, réussi à mettre en place une compétition internationale le week-end dernier à Gand avec 144 athlètes. Malgré le contexte sanitaire..."