Et pourtant, Nafi Thiam, la médaillée d’or de Rio 2016 qui sera encore l’une de nos principales chances de titre cet été aux Jeux de Tokyo, a perdu deux sponsors : le contrat avec Audi (signé en 2016, puis prolongé de trois ans en avril 2017) et celui avec la marque alimentaire de produits végétaux Alpro (conclu en décembre 2017) n’ont pas été prolongés. Dans le cas de la marque automobile en particulier, il faut sans doute y voir les conséquences indirectes de la crise du Covid-19 sur le secteur et sur les budgets alloués au marketing. "Il n’est pas évident de trouver des marques qui soient prêtes à investir dans le sport ou qui voient la plus-value de certains sportifs", estime Kim Vanderlinden, de la société We are Many qui gère les intérêts de Nafi. L’heptathlonienne conserve, par ailleurs, de très beaux contrats avec Nike, Red Bull, AXA et Richard Mille, ses quatre partenaires. "Nous sommes ouverts à la possibilité d'explorer de nouvelles opportunités", indique Kim Vanderlinden quand on lui demande s'il est prévu de compenser ces deux collaborations qui ont pris fin. "Malgré le profil unique de Nafi, cela reste un défi. Mais il faut avant tout que les visions des uns et des autres sur un éventuel partenariat concordent."