Comme Sha’Carri Richardson chez les femmes, Trayvon Bromell a fait honneur à son statut de favori, dimanche, en finale du 100 m à Eugene. Le Floridien de 25 ans s’est imposé en 9.80 au bout de la ligne droite, alors que Ronnie Baker (9.85) et Fred Kerley (9.86) l’accompagneront pour représenter les États-Unis dans l’épreuve- reine. Mais c’est bien Bromell, médaillé de bronze aux Mondiaux 2015 à 20 ans avant de se rompre le tendon d’Achille (dont il a été opéré deux fois) l’année suivante à Rio, le début d’une litanie de blessures, qui en sera le favori en l’absence de Christian Coleman, suspendu. "Est-ce que je suis confiant avant Tokyo ? Certainement ! Mais je pense aussi que l’autosatisfaction est proche de la confiance, alors je vais retourner au travail et continuer à accomplir mon destin", commente le sprinter coaché par Rana Raideur.

La relative (double) surprise dans ce 100 m est venue de la non-qualification de Noah Lyles et Justin Gatlin, respectivement 7e et 8e, ce dernier s’étant blessé à l’ischio-jambier en demi-finales. "Mon coach m’a dit que j’avais pris un très mauvais départ, je ne peux m’en prendre qu’à moi-même", a, pour sa part, expliqué Noah Lyles, qui visera la qualification pour Tokyo sur 200 m également.

On retiendra par ailleurs le succès sur 400 m de Michael Norman, vainqueur en 44.07. Le quatrième performeur de l’histoire monte en puissance au fil des courses. "La moitié du travail est fait ; ce n’est pas encore fini", a-t-il prévenu.