Soufiane Bouchikhi a décidé d'aller en appel de la décision de la commission de discipline de la fédération belge l'athlétisme rendue mardi.

Celle-ci avait déclaré non fondée la plainte qu'avait déposée Soufiane Bouchikhi à l'encontre d'Isaac Kimeli et mettant en cause une manœuvre lors des derniers championnats de Belgique de cross le 1er mars 2020.

Bouchikhi avait quinze jours pour aller en appel mais quelques heures ont suffi. L'affaire va maintenant atterrir devant la commission d'appel de la fédération, où trois autres juges siégeront.

Dans les derniers hectomètres de la course, remportée par Soufiane Bouchikhi, Kimeli a volontairement laissé la deuxième place à Dieter Kersten avec qui il partage le même entraîneur Tim Moriau. Ce geste n'a pas seulement eu des conséquences sur le résultat du National, mais aussi et surtout sur le classement final de la CrossCup. Grâce à sa 2e place, Kersten a remporté le trophée de régularité aux dépens de Bouchikhi.

L'athlète du RFC Liégeois avait vu dans la manœuvre de Kimeli un comportement antisportif et même une violation des règlements visant à empêcher d'influencer le résultat.

Mardi, les trois juges de la commission de discipline n'ont vu aucun grief dans l'action de Kimeli et ont unanimement déclaré la plainte non fondée. "Mais la composition de la commission de la discipline, avec uniquement des représentants de la ligue flamande, me fait dire qu'il ne s'agissait pas d'un procès honnête", a précisé l'athlète du RFC Liégeois à Atletieknieuws. "Je ne veux pas livrer une guerre pour obtenir gain de cause à tout prix mais je tiens à être jugé de manière correcte et honnête. J'en fais une question de principe."