Diallo – Joval, épisode 3. Ce vendredi matin, à l’Hôtel Métropole de Bruxelles, les deux anciens rivaux, âgés respectivement de 48 et de 51 ans, ont annoncé qu’ils allaient remonter sur le ring, le 11 janvier prochain, pour le troisième épisode de leur confrontation.

Le Néerlandais avait remporté les deux premiers combats pour le gain du titre IBO, en 2003 à Charleroi, puis en 2005 à Bruxelles, les deux fois aux points.

« S’il m’a téléphoné à nouveau pour me proposer un combat, c’est que je n’ai pas tapé assez fort ! » lance le Néerlandais, qui n’a rien perdu de ses qualités de showman. « On a déjà fait 24 rounds ensemble mais cela n’a pas suffi. Alors j’ai peut-être perdu un peu mon côté ‘bad boy’ mais je répondrai présent et je vais me préparer en conséquence !»

« Moi, j’ai déjà repris l’entraînement et je suis passé de 93 à 84kg ! » souligne Bea Diallo, qui n’a plus boxé depuis 2007 et fera appel aux services de son complice de toujours, Maurice Naveau. « En douze ans, je n’ai même plus jamais frappé dans un sac. Au niveau de ma condition physique, je ne me fais aucun souci mais je suis plus réservé sur ma mobilité. Ce ne sera pas une exhibition ! On ne joue pas à la boxe. C’est, en tout cas, un énorme défi pour moi de retrouver mes sensations mais, à mes yeux, la cause en vaut la peine ! »

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© Frédéric Andrieu

Reprises sous la dénomination « Fight for Africa », ces retrouvailles pugilistiques entre Bea Diallo et Raymond Joval, qui font cause commune, s’inscrivent en effet dans un cadre plus large marqué du sceau de la solidarité avec le continent africain. Les bénéfices de cette deuxième édition de la « Nuit des intouchables » (NOTU, pour Night of the Untouchables) seront ainsi dédiés à la création d’un centre de formation de métiers et de savoir-faire en Guinée et au Congo.

« Je pense qu’à travers la formation et l’acquisition de compétences par la jeunesse africaine, on peut avoir un impact sur l’immigration illégale et empêcher des drames », explique Bea Diallo. « Le message que je veux faire passer, c’est qu’il faut permettre à ces jeunes de se stabiliser, de devenir autonomes et soutenir ensuite leurs projets. »

«Si j’ai accepté de remonter sur le ring, c’est pour la jeunesse africaine ! Notre objectif commun, avec Bea, est de rendre l’Afrique plus forte et pour ce combat, nous avons besoin de toutes les bonnes volontés », appuie Raymond Joval.

Alex Miskirtchian remet aussi les gants

Cette soirée du 11 janvier marquera, par ailleurs, le retour à la compétition du triple champion d’Europe et ancien challenger mondial Alex Miskirtchian. Le Dinantais de 33 ans, qui avait annoncé la fin de sa carrière en décembre 2017, a toujours les poings qui démangent.

« Je me réjouis d’être à l’affiche de cette magnifique soirée », explique le papa de trois enfants. « J’avais envie de boxer à nouveau et je suis ravi d’en avoir l’opportunité dans un gala où figure Bea Diallo, que je regardais plein d’admiration, en tant que jeune boxeur, lorsqu’il préparait ses championnats à Namur. Pour ma part, je donnerai le meilleur et qui sait, après ce combat, on pourra peut-être parler de mon véritable retour!»

D’autres boxeurs, tels 'Big Joe' Tambwe ou encore Mohamed El Marcouchi, se produiront également au cours de ce rendez-vous spectaculaire mêlant sport, mode et gastronomie. "La Dernière Heure/Les Sports » vous en reparlera.

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© Frédéric Andrieu