Les événements des derniers jours et les sanctions prononcées à l’égard de la Russie et de ses représentants ont des conséquences pour toute une série d’autres sportifs également. C’est ainsi que le boxeur belge Ryad Merhy, qui se préparait depuis quelques semaines à défendre son titre WBA World le 26 mars prochain à Ekaterinbourg, a appris que la soirée à laquelle il devait prendre part n'aurait pas lieu. Le promoteur RCC Boxing, confronté à la décision des quatre grandes fédérations mondiales de ne plus autoriser et reconnaître de combat à enjeu en Russie tant que le conflit était en cours en Ukraine, l’a confirmé. En revanche, les organisateurs semblent étudier la possibilité de délocaliser leur réunion, que ce soit au Kazakhstan, à Dubaï… ou ailleurs.

"À ce jour, je n’ai pas reçu de communication officielle indiquant que la réunion était annulée, même s’il y a fort à parier que, même déplacée dans un autre pays, elle n'aura sans doute plus lieu à la même date", indique Alain Vanackère, le manager de Merhy. "Quoi qu’il en soit, pour Ryad la préparation continue. Il s’entraîne, fait du sparring et se tient prêt à boxer, où que ce soit."

Même si la WBA avait autorisé le Bruxellois à affronter Evgeny Tishchenko, un Russe que certains présentaient en 2016 comme l’ancien garde du corps de... Vladimir Poutine, il n’est plus certain que le champion olympique de Rio sera bel et bien l’adversaire de Ryad Merhy. Les noms et les nationalités des boxeurs russes ont pour l'heure été remplacés de manière symbolique par les hashtags #peace et #nowar dans la hiérarchie de la plus ancienne fédération mondiale. Qui a souligné le caractère temporaire de cette décision et promis de se pencher sur la situation mois après mois, réservant des sanctions sévères à l'égard de ceux qui soutiendraient ou justifieraient l'offensive militaire russe en Ukraine...