Avec la deuxième vague de coronavirus et les nombreuses restrictions qui l’accompagnent, notamment pour les sports de salle avec contacts (qui ne concernent toutefois pas les élites), les quelques organisations pugilistiques prévues en Belgique d’ici à la fin de l’année sont remises en question. Qui serait prêt, en effet, à organiser à perte dans la mesure où seul un public très limité, quand ce n’est pas le huis-clos pur et simple qui est décrété, est autorisé à s’asseoir au bord du ring ?

Après avoir dû rayer du calendrier les interclubs amateurs qui devaient se tenir ce samedi à Wavre, le promoteur Alain Vanackère tente de sauver la réunion de Charleroi qu’il avait mise en place pour le 7 novembre prochain avec son fils Antoine, Miko Khatchatryan et Kamel Kouaouch ainsi que Femke Hermans (championnat EBU) dans les premiers rôles.

« C’est tout sauf facile actuellement », souffle-t-il. « J’essaie de garantir une certaine activité pour mes boxeurs mais la situation sanitaire se dégrade et, bien sûr, je me pose beaucoup de questions. Le protocole horeca qui a servi de base pour notre récente organisation au Fight Off, à Wavre, a toutefois bien fonctionné et, en accord avec les responsables du Dôme, nous allons encore le renforcer. J’ai bon espoir ! Si les mesures se durcissent encore, nous nous mettrons au diapason. Quoi qu’il en soit, si le gala peut être organisé, il s’agira très probablement du dernier gros rendez-vous de cette année, du moins si la tendance au niveau sanitaire ne s’inverse pas.»

Et il y a vraiment très peu de chances qu’elle s’inverse. Autrement dit, la réunion prévue le 12 décembre au Country Hall de Liège devrait, elle aussi, tomber à l’eau dans ce cas. Il est, de toute façon, déjà acquis que Ryad Merhy, qui devait s’y produire en tête d’affiche, ne rencontrera pas Kevin Lerena, le champion IBO des lourds-légers. Le Sud-Africain, qui boxera ce jour-là à Pretoria, se dirige en effet vers un autre adversaire qui pourrait être Jai Opetaia.