BRUXELLES Elle s'est décidée deux jours avant le dépôt de la liste PS à Liège mais Christel Deliège y figure bien en septième place des suppléants. Délicate, la décision de se lancer en politique ? "Oui et non ! lance Christel. Michel Daerden m'avait déjà sollicitée mais je ne me sentais pas prête. Je n'osais pas me lancer parce que je pense qu'il faut avoir les reins solides. Aujourd'hui, j'ai 34 ans et j'ai envie d'apposer ma griffe. Il est vrai que, depuis sept ans, je suis conseillère sportive à la commune d'Ans..." Avec Deliège pour nom, impossible de passer à côté de l'ancienne judoka dans la région. Est-ce pour cette raison que sa campagne d'affichage fut... discrète ? "Non ! Disons que je n'en vo- yais pas l'utilité. Je n'ai pas non plus arpenté les marchés... Je pense qu'il faut savoir où est sa place. La mienne est dans le domaine sportif et non financier ou ailleurs... J'ai répondu aux invitations lors de remises de Mérite sportif. J'étais présente, le 27 mai, à l' Ethias Day. Mais même si je pense bénéficier d'un certain capital sympathie à Liège, je n'ai aucune idée de mon potentiel au niveau politique. Tout ce que je sais est que j'aurai au moins une voix parce que, comme Nicolas Sarkozy aux présidentielles, je voterai pour moi !" Mais pourquoi le PS ? "Parce que Michel Daerden me l'a proposé et parce que le PS correspond à mes idées. Quelque part, en étant mariée à Philippe Saive, j'avais déjà un pied en politique." Le fait que Philippe et Christel soient aujourd'hui divorcés n'a rien changé. "Au contraire... Personne dans mon entourage ne m'a découragée !"

Rendez-vous, dès lors, ce dimanche !



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