Le rapport de l’arbitre Capouillez après BN Rebecq-Bousval sera examiné ce soir

BRUXELLES C’est à une bien triste affaire que le comité sportif aura à débattre ce soir. Ce sont en effet les incidents qui ont mené à l’arrêt du match de division 2 entre BN Rebecq et Bousval que l’instance punitive de la FRNP examinera. Pour cela, il émettra un avis après avoir pris connaissance du rapport accablant de l’arbitre Capouillez à l’égard des joueurs de Bousval, Guillaume Coulon et Christophe Joly. Ces derniers risquent gros, n’ayons pas peur des mots. Ils encourent une suspension mais de quelle durée, cela, on l’ignore.
Le rapport de l’arbitre Bernard Capouillez, que les deux joueurs incriminés nient bien sûr, fait mention d’un coup de pied et d’une gifle pour Guillaume Coulon et de claques données par Christophe Joly.

Ce qui n’arrange pas non plus leur cas, c’est la confirmation des dires de l’arbitre par le club local et par le biais de son président René Vanhove et du secrétaire Daniel Willame. Comme le président d’honneur, Guy Brison, l’expliquait en ces colonnes la semaine dernière, ils sont persuadés que Rebecq devait être le théâtre d’incidents suite à la grève menée par les arbitres de classe 1 ce week-end-là. Ils avaient entendu certains hommes en noir fomenter une révolte durant la semaine du tournoi de Rebecq, en appelant notamment Christophe Joly pour le prévenir.

Cela expliquerait le comportement pour le moins provocateur du foncier de Bousval qui aurait menacé l’arbitre Capouillez, dès son arrivée, qu’il avait intérêt à arbitrer comme il fallait, ou sinon…
Au-delà de l’aspect sportif et des instances fédérales de la FRNP, les deux joueurs ainsi que le papa de Guillaume Coulon, également impliqué dans les faits, font l’objet d’un rapport auprès de la police qui, appelée par le club rebecquois, a pris les dépositions des parties impliquées. Y aura-t-il aussi des poursuites sur le plan civil ?

Cette malheureuse histoire risque donc, manifestement, de se retourner contre les arbitres de classe 1 qui, finalement, n’ont, semble-t-il, pas droit à la parole. Etant dans un pays démocratique, la grève est un droit pour tout un chacun. Tout cela ne serait pas arrivé si l’on avait eu l’intelligence de remettre une lutte qui, à l’époque, mettait aux prises les deuxième et quatrième classé du classement. L’enjeu aurait dû faire prendre conscience que ce match obligeait la présence d’un arbitre de classe 1. Point à la ligne…