Les championnats du monde de fléchettes se déroulent actuellement à Londres. Un timing habituellement idéal, pour ce sport d'intérieur, qui s'offre une ambiance digne des plus grands boxing days et profite des vacances de fin d'année pour faire salle comble.

Mais voilà, le Covid est passé par là et le variant Omicron frappe fort depuis quelques semaines. De quoi annuler l'événement ou le faire se dérouler à huis clos ? Que nenni. Si vous jetez un oeil à cette compétition atypique, vous serez forcément surpris de voir le contraste entre cette salle pleine à craquer et nos stades vidés de leurs spectateurs.

Si l'histoire ne dit pas combien de spectateurs sont rentrés chez eux avec le Covid, plusieurs joueurs l'ont attrapé et ont dû déclarer forfait pour la suite de la compétition, à l'image des Néerlandais Raymond van Barneveld et Michael van Gerwen. 

Sur VTM2, notre compatriote Kim Huybrechts, est revenu sur l'impact du Covid sur la compétition. Eliminé de justesse par le champion du monde en titre Gerwyn Price dans un match qui a suscité la polémique, l'Anversois a expliqué que tous les participants avaient dû fournir un test PCR négatif en début de tournoi. Mais voilà, la compétition dure trois semaines, une éternité lorsqu'on est en pleine pandémie.

"Depuis que van Barneveld a été testé positif, on a dû fournir chaque jour un autotest négatif. C'est vrai que cela pourrait inciter certains joueurs à trafiquer ces autotests en les faisant passer par quelqu'un d'autre. Au vu des sommes d'argent en jeu, c'est une possibilité" a expliqué Huybrechts en réponse à certaines rumeurs qui circulent sur le sujet. "Après tout, tant que vous n'affichez aucun symptôme sérieux, vous ne risquez pas d'être démasqué... c'est un danger qui plane sur la compétition."


De grosses primes à la clé

Les darts ont le vent en poupe. De plus en plus suivies, ces compétitions génèrent automatiquement des primes intéressantes pour les compétiteurs. Les 96 joueurs qualifiés pour ce Mondial avaient tous l'assurance de repartir avec 9.000 euros (7.500 livres sterling). Un montant doublé en cas de victoire au premier tour. Une qualification pour le troisième tour (là où s'est arrêté Huybrechts) était synonyme de 30.000 euros de gains. Les éliminés en huitièmes de finale ont, eux, touché près de 42.000 euros.

Quarts de finalistes, demi finalistes, finaliste et vainqueur final remporteront respectivement 60.000€, 120.000€, 239.000€ et 597.000€ !

A ces prix-là, on peut effectivement s'étonner que l'organisation ne mette pas en place un système de tests PCR...