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Après avoir couru plus de 25 h et nagé près de 14 h, le Bruxellois de 48 ans a été victime de... violentes crampes à une jambe alors que se profilait la côte française. Terrible désillusion !

Terrible désillusion pour Arnaud de Meester ! Victime de violentes crampes à une jambe, le Bruxellois a été contraint à l'abandon, ce mardi soir, peu avant 22 h (heure française), lors de sa traversée de la Manche.

Trop, c'est trop ! Déjà contrarié par une pluie incessante lors de son parcours à pied entre Londres et Douvres, Arnaud était bien parti lors de cette traversée, toujours délicate, de la Manche. Mais il a dû modifier son cap et... remonter, repoussé par la marée. Le Bruxellois s'est battu comme un lion, espérant bénéficier d'un courant plus favorable, comme ce fut le cas pendant les deux tiers de la traversée.

La nuit tombée, ses efforts n'en étaient que plus beaux. Mais la fatigue commençait à l'envahir. Finalement, ce furent les crampes à une jambe qui obligèrent Arnaud de Meester à renoncer et à monter dans le bateau qui l'accompagnait pour rallier Calais. Terrible désillusion pour lui !

Arrivé à Douvres à 3h06 (heure anglaise) au terme de... 143 km de course à pied, Arnaud s’était reposé quatre heures dans la ville côtière, mais n'avait dormi qu'une soixantaine de minutes. Le Bruxellois de 48 ans s’était élancé lundi, à 1h20, de Marble Arch, à Londres, pour rallier l’Arc de Triomphe, à Paris, dans le cadre de l’Enduroman.

Souvent reporté en raison des conditions météo dans la Manche, son départ avait été, cette fois, avancé, mais Arnaud s’y était préparé. Mais il était dit que cette extraordinaire épreuve ne serait, pour lui, pas comme les autres puisque notre ultra triathlète était le premier à démarrer aussi tard dans la saison.

Dans la nuit et sous la pluie, Arnaud de Meester avait longtemps lutté contre une météo pluvieuse qui n’en avait pas pour autant entamé son énorme moral, même si les quinze derniers kilomètres de course furent particulièrement durs à avaler. Ses pieds avaient, en effet, énormément souffert de l’accumulation de distance…

À 7h06 (heure anglaise toujours), Arnaud s’était élancé depuis la célèbre plage Shakespeare dans cette Manche, surnommée l’Everest des nageurs. Avant le lever du soleil, il avait déjà parcouru un bon bout de chemin au rythme de 54 mouvements de bras par minute, une cadence qu’il diminua par la suite à 48 pour pouvoir tenir la distance (entre 35 et 65 km, selon les courants...).

À midi, le soleil, masqué jusque-là par les nuages, était venu un peu le réchauffer dans cette eau froide en ce mardi. Mais Arnaud gardait le cap avec une estimation d’arrivée sur la plage de Wissant vers 23 heures (heure française, cette fois).

Suivant les précieux conseils du capitaine du bateau qui l'accompagnait, le Bruxellois avait dessiné un superbe S dans la Manche. Une trajectoire idéale qui devait l'amener sur la plage de Wissant où l'attendaient déjà ses plus fidèles supporters, parmi lesquels le jeune Ilias, son binôme dans le projet caritatif de Cap 48...

Dur, dur !