L'Electronic Sports League (ESL) et la DreamHack ne sont plus à présenter. Véritables locomotives de l'esport mondial, elles représentent à elles deux plusieurs dizaines de compétitions chaque année, dont les plus relevées et les plus prestigieuses de la planète !

La fusion entre ces deux mastodontes est donc historique pour le sport électronique. Appelée ESL Gaming, la nouvelle société qui découle de cet accord n'est en réalité que la mise en commun de deux acquisitions de la société suédoise Modern Times Group (MTG). Cette dernière est en effet propriétaire de la DreamHack et de la majorité des parts de l'ESL.

Si les deux entreprises travaillaient de manière indépendante jusqu'à aujourd'hui, elles ont néanmoins déjà collaboré ensemble à de nombreuses reprises par le passé, notamment sur l'ESL Pro Tour et ses manches destinées aux jeux de Blizzard. La fusion de ces deux entités est donc l'aboutissement logique du processus entamé il y a de nombreux mois par MTG.

Afin de préserver la réputation des deux noms dans le milieu de l'organisation d'événements esportifs, et afin de ne pas perdre leur communauté, l'ESL et la DreamHack maintiendront le nom de leurs compétitions phares telles que l'ESL One, les DreamHack Masters, l'ESL Pro Tour, les Intel Extreme Masters (IEM), ... Seules les futures compétitions organisées en commun jouiront d’une appellation créée par l'ESL Gaming.

Dirigée par Craig Levine et Ralf Reichert, l'ESL Gaming est d'ores et déjà opérationnelle ! Mais cette annonce effectuée en grandes pompes sert également à masquer une réalité beaucoup plus sombre. Selon GamesIndustry.biz, les revenus engrangés par les deux sociétés sont bien en dessous de ceux estimés en début d'année. La pandémie de coronavirus n'y est évidemment pas étrangère !

La société, à peine formée, va donc déjà devoir se restructurer. Ce qui pourrait passer par des licenciements de personnel ! Cette fusion est donc en quelque sorte l'arbre qui cacherait la forêt...