C'est un véritable séisme qui a frappé ce matin la scène compétitive professionnelle de Counter-Strike : Global Offensive ! L'ESIC, au travers d'un rapport préliminaire, n'accuse pas moins de 37 coachs, dont certaines personnalités de la scène Counter-Strike : Global Offensive, d'avoir triché à plusieurs reprises lors d'événements internationaux !

Cela fait un moment maintenant que cette rumeur s'amplifiait de jour en jour et faisait trembler la scène mondiale. Afin de tirer toute cette histoire au clair, l'Esports Integrity Commission a mené son enquête, en collaboration avec Michal Slowinski, l'homme qui a mis en lumière ce type de pratique illégale.

Le noeud du problème vient d'un bug dans le mode spectateur de CS:GO. De la vue d'un joueur, ici utilisée par le coach d'une équipe, et dans certaines circonstances, il était possible de voir les mouvements et actions de l'équipe adverse ! Ce qui n'est évidemment pas autorisé et considéré, à juste titre, comme de la triche !

Pour son enquête, l'ESIC a récupéré près de 100.000 démos de matchs sur les plateformes ESEA et HLTV. À ce jour, seuls 20% de ces rencontres ont pu être analysés, ce qui atteste de l'ampleur à venir du dossier ! Si le chiffre peut paraitre énorme, seul 0,1% de ces démos ont clairement su prouver la fraude.

Contenu de tous ces éléments, ce sont 37 coachs qui ont été pris la main dans le sac, et cette liste ne devrait que s'allonger au fil des analyses !

Parmi les coupables, on retrouve les anciens coachs de Tricked Esport, de Quantum Bellator Fire, de Luminosity, de Hard Legion, d'Heroic, de SK Gaming, de MIBR, de FURIA, des Ninjas in Pyjamas, des Gambit Youngsters, du FaZe Clan, de la Team Kinguin, de NaVi, d'eSuba, d'Heretics, de North, de Nordavind, d'HellRaisers, de forZe, d'AGO, de Dignitas, et de bien d'autres structures de renom.

© ESIC

Les faits reprochés se sont tous déroulés entre 2017 et aujourd'hui et concernent des compétitions de premier plan telles que l'ESEA, les WESG, l'ECS, l'ESL One, la DreamHack, le cs_summit, l'ESL Pro League, les IEM, l'EPICENTER, ...

Certaines équipes, comme mousesports, ont déjà réagi à cette annonce en suspendant immédiatement son coach, ce dernier faisant partie de la liste suite à son passage chez Tricked Esport.

Selon la gravité et la répétition de ces actes, les coachs ont tous été bannis des tournois officiels pour une durée allant de 3 à 36 mois. Mais de telles accusations devraient stopper la carrière de bon nombre d'entre eux...

Si aucun coach belge n'est a déploré dans cette liste, un de nos compatriotes aurait tout de même, semble-t-il, profité des avantages d'une telle combine : Nicolas "Keoz" Dgus. Le jeune Belge, évoluant chez K23 (anciennement Syman Gaming), a vu son coach Asset "Solaar" Sembiev suspendu pour avoir triché lors de deux compétitions où Keoz évoluait sous ses ordres.

© StarLadder

Si les coachs sont au coeur du cyclone pour le moment, la question viendra plus tard de déterminer la responsabilité des joueurs et structures dans cette gigantesque affaire, de tels agissements n'étant certainement pas inconnus de la part de certains autres acteurs de la scène compétitive mondiale ! L'affaire ne fait donc que commencer et devrait faire de nombreux ravages au sein de la communauté du FPS de Valve.

L'ESIC a d'ores et déjà annoncé que son investigation devrait prendre fin dans le courant du mois d'octobre, affaire à suivre donc...