eSport

Le monde de l’e-sport connaît un plein boom mondial depuis plusieurs années. 

Dimanche prochain se jouera notamment à Paris la finale du jeu League Of Legends. Cet événement sera regardé par des dizaines de millions de téléspectateurs à travers le monde. "Les places sont parties comme des petits pains. En moins de 30 minutes les 20 500 places étaient liquidées…" selon Grégory Carette, fondateur de Tarmac et spécialiste e-sport pour la RTBF. "Le même événement a eu lieu à Bruxelles en 2015 mais cela avait eu assez peu d’écho. La Belgique peut aussi avoir sa place dans cet énorme marché et il faut en prendre conscience."

La Belgique accuse un retard conséquent sur ses concurrents. Pour Damien Rapoye, vice-président de la fédération belge de l’e-sport : "Chez nous, nous sommes limités par notre démographie. Nous sommes 11 millions tandis que nos voisins européens comme la France possèdent un marché de 60 millions. Pour contrer cela, les entreprises doivent investir dans le local pour créer un réseau." L’objectif serait de créer un écosystème local pour faire progresser nos meilleurs éléments qui choisissent l’exil pour s’améliorer. "Nous devons repenser notre approche de l’e-sport pour pouvoir garder nos meilleurs joueurs."

Pour créer cet écosystème, le vice-président compare cela au football. "Pourquoi avons-nous un De Bruyne ou un Lukaku ? Ce sont des joueurs qui ont d’abord été formés dans des petits clubs avant de gravir les échelons chez nous. C’est exactement le défi que nous devons nous fixer. Retenir les joueurs locaux en les formant pour grandir et faire face à nos grands voisins européens." L’an dernier, l’e-sport avait notamment ramené 2,5 millions d’euros de recettes en Belgique. La Fédération veut se professionnaliser mais a conscience que ce processus prendra du temps.