eSport Les jeux vidéo font aussi partie des activités extrascolaires pour les enfants.

Pour certains enfants, les activités extrascolaires ne se pratiquent pas forcément avec un ballon au pied ou un crayon à la main. Ils préfèrent occuper leur temps libre devant un écran d’ordinateur et pratiquer ce qu’on appelle l’e-sport.

Au même titre que le tennis, la danse ou le dessin, il existe des activités d’e-sport en Belgique. Au Centre culturel de Sambreville, le Cracs, des ateliers e-sport sont proposés aux enfants à partir du 6 septembre prochain. Le but ? "Créer un centre sportif pour améliorer les performances des joueurs et surtout développer leur coopération", peut-on lire sur le site internet de la structure. Certains jeunes se rêvent en effet champions d’e-sport, comme d’autres champions de football. Cet été, des stages d’e-sport ont été organisés. Ce fut l’initiative de l’ABSL Activit-E, avec des stages à la fois à Namur et à Ciney.

Les jeux vidéo sont souvent décriés et critiqués. Stéphanie de Schaetzen se veut plus modérée quant à leurs vertus. "Les jeux vidéo sont des supports intéressants pour les enfants. Il ne faut pas les bannir, ni les mystifier. Par exemple, quand un enfant joue en réseau, c’est-à-dire en ligne avec d’autres joueurs, il apprend à jouer en groupe. Il gagne en sociabilité. Quand il se retrouve dans la position de leader durant une partie, il apprend à manager. On retrouve cette idée que l’activité extrascolaire permet à l’enfant de gagner en estime de soi."

La logopède rappelle qu’il ne faut toutefois pas en abuser et ne pas commencer trop tôt. "Il peut y avoir des troubles dans le développement du langage. Rien n’est mieux qu’une interaction en face-à-face avec un adulte pour les plus jeunes." Sur son site internet, le programme de prévention de la maltraitance, Yapaka, indique que les consoles ne doivent pas être utilisées avant l’âge de six ans par les enfants. "Ce qui est important, c’est que l’enfant s’intéresse à autres choses et pas seulement aux jeux vidéo."