La Turquie obtient son billet pour la phase qualificative

BRUXELLES Plus que le championnat, qui n'accoucha d'aucune surprise à l'occasion du début de la phase retour, les rencontres internationales retiennent l'attention en ce moment. Outre celles concernant les Belges, qui se déplaceront en France dès aujourd'hui pour offrir une double réplique à leurs homologues à Mulhouse (mardi) et à Strasbourg (mercredi), les prestations turques retiennent particulièrement l'attention. Et pour cause, près de la moitié des éléments retenus par le sélectionneur turc sont des joueurs issus de Belgique. Présente en Finlande, où elle se devait de prendre part au tour de préqualification - étant entendu qu'elle n'a aucun passé dans la discipline -, l'équipe nationale turque a signé d'excellents résultats : deux succès (face à l'Albanie, 6-3, et l'Arménie, 5-3) entrecoupés d'un partage (5-5) devant la Finlande !

"Aux yeux du coach, il importait surtout de ne pas être battus !" relaie Aziz Saglam, dont l'entente et la complémentarité avec Cihan Ozcan (Hasselt) furent l'une des clés du succès turc. "Pour nous, joueurs, cette réussite va au-delà des espérances. Malgré tout, nous ne pouvons nous empêcher d'être déçus de l'issue finale de la partie livrée face à la Finlande que nous avons ridiculisée. A une minute du terme, elle refusa le combat. Oui, à domicile, devant son public, elle se contenta d'un partage ! C'est un peu paradoxal : elle craignait une équipe nationale formée voici trois mois et qui n'a aucune expérience sur la scène européenne."

Avec un total de sept points, les Turcs poursuivent leur parcours dans l'épreuve. "C'est magnifique de décrocher cette qualification, inattendue pour nous même si des signes avant-coureurs laissaient présager du meilleur. D'abord, le tournoi n'allait pas être d'un niveau exceptionnel. Les rencontres disputées m'ont toutefois semblé d'un niveau supérieur au second match amical que nous avons presté contre la Belgique. Ce jour-là, nous nous étions inclinés mais seule la finition avait manqué. Pour moi, c'est néanmoins à la Garenne que nous avons jeté les bases de notre succès. A l'issue de la rencontre, nous étions convaincus de notre capacité à produire du jeu." Avec neuf buts de Cihan Ozcan, auteur de trois triplés, la Turquie a trouvé un puncher de poids. "Notre force fut finalement la cohésion. Le sélectionneur turc, ce n'est pas Marcos Braga. Il ne tient pas d'expérience dans le futsal et ne jette donc pas de bases tactiques. Par contre, il encourage son équipe avec ses arguments. Combien de fois n'a-t-on pas entendu : , ."



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