Après plus d’un an d’attente, voilà enfin un tournoi du Grand Chelem qui s’invite dans l’agenda du passionné de golf! Le PGA Championship prend son envol, ce jeudi, sur le parcours californien du TPC Harding Park, à San Francisco. Ce sera le premier Major de l’histoire à se disputer à huis clos. Mais le spectacle devrait néanmoins être au rendez-vous tant le plateau est exceptionnel avec la présence de tous les ténors du swing mondial.

On aurait, bien sûr, aimé qu’un joueur belge s’invite à la fête. Il n’en sera finalement rien. Jeune papa d’une petite fille, Thomas Pieters a préféré renoncer à ce long voyage pour rester auprès de sa petite famille. C’est une sage décision. L’Anversois n’a plus disputé le moindre tournoi depuis début mars. Logiquement, dans ces circonstances, il n’a pas estimé judicieux de reprendre le chemin des greens à l’occasion d’un Grand Chelem si lointain. Le n°1 belge a prévu de renouer avec la compétition dans une semaine sur l’European Tour. Et quelque chose nous dit que, porté par son bonheur du moment, il aura à cœur de frapper un grand coup !

Thomas Detry espérait, lui, participer, à San Francisco, au premier Major de sa carrière. Mais il a intégré le Top 100 mondial une semaine trop tard pour être automatiquement qualifié. Et il n’a pas reçu, en last minute, la wild card espérée de l’organisation. Là encore, rien de grave. Le Bruxellois va pouvoir soigner sa forme et son ranking sur les épreuves britanniques de l’UK Swing avec, en guise de carotte, une possible qualification directe pour l’US Open en septembre.

Donc, pas de drapeau noir, jaune et rouge au mât du TPC Harding. Mais ce 102e PGA Championship de l’histoire a néanmoins tout pour plaire avec, en toile de fond, plusieurs interrogations. Brooks Koepka, lauréat des deux dernières éditions, signera-t-il un historique triplé ? Justin Thomas, qui vient de s’installer sur le trône de numéro mondial, conservera-t-il son rang ? Jon Rahm, qui collectionne les exploits depuis quatre ans, s’adjugera-t-il son premier titre en Grand Chelem ? Rory McIlroy, qui n’a plus gagné un Major depuis 2014, vaincra-t-il le signe indien ? Et puis, bien sûr, il y a le mystère Tiger Woods. L’icône du golf mondial, 44 ans, a déjà remporté quatre fois ce PGA Championship mais on sait que son dos lui fait à nouveau des misères. Ceci dit, s’il a effectué le voyage côté Pacifique c’est qu’il se sent capable de relever le défi. « Quand je dépose ma balle sur le tee n°1 d’un tournoi, c’est toujours avec l’idée de le gagner » répète-t-il. Avec 15 Majors à son tableau de chasse, le Tigre n’est qu’à trois longueurs de Jack Nicklaus. Secrètement, il espère toujours rejoindre et dépasser le « Golden Bear ». Et il apprécie le parcours qu’il a souvent joué lors de son époque universitaire à Stanford et où il a remporté un WGC en 2005 (après un playoff mémorable face à John Daly) et la Presidents Cup en 2015 (sans perdre un match).

Le TPC Harding (par 70 de 6500 m) sera, de fait, un écrin magique pour accueillir durant quatre jours l’événement. Fondé en 1925, ce club municipal est, durant l’année, ouvert à tous. Pour cet USPGA, il a évidemment été manucuré avec, à la clé, des fairways étroits, un rough très épais et, bien sûr, des greens ultra-rapides. Les trois derniers trous, posés près de la falaise qui surplombe le lac Merced, sont carrément diaboliques. Le 18 - un dogleg ceinturé par l’eau - sera même carrément un juge de paix ! La météo s’annonce plutôt frisquette pour la saison avec un mercure ne dépassant pas les vingt degrés et du vent. Bref, il flottera un petit parfum de British Open en Californie ! Tiger Woods partagera ses deux premiers tours avec Rory McILroy et Justin Thomas (départ ce jeudi à 17h33). Les flights composés de Koepka, Woodland et Lowry et de Rahm, Mickelson et Garcia vaudront aussi le coup d’œil. A suivre en direct dès ce jeudi soir sur VOOSport World.