C’était dans l’air. C’est désormais officiel. La Ryder Cup, qui devait se disputer du 25 au 27 septembre à Whistling Straits (Wisconsin), a été reportée d’un an en raison de la crise du Covid-19. Jusqu’au bout, les organisateurs ont cru pouvoir accueillir l’événement, fût-ce à huis clos. Mais ils ont finalement dû se rendre à l’évidence et baisser pavillon.

Voilà plusieurs semaines que de nombreux champions - Rory McIlroy et Brooks Koepka en tête - s’étaient prononcés pour un report du mythique tournoi qui oppose, tous les deux ans, les douze meilleurs joueurs américains et européens. À leurs yeux, disputer l’épreuve sans public n’avait aucun sens et dénaturait l’esprit de ce duel si particulier qui attise tant de passions des deux côtés de l’Atlantique.

Parallèlement, d’un strict point de vue sportif, le système de sélection aurait été complètement faussé, la plupart des tournois qualificatifs ayant été annulés ces derniers mois. Les deux capitaines (Steve Stricker et Padraig Harrington) auraient donc dû composer leurs équipes sur des critères très inhabituels.

La 43e Ryder Cup se déroulera donc du 24 au 26 septembre 2021 à la même adresse. L’épreuve retrouvera ensuite son rythme bisannuel et aura lieu lors des années impaires. L’édition de 2022, prévue à Rome, se jouera ainsi en 2023. Par un effet de domino, les dates de la Presidents Cup seront aussi décalées d’un an.

Pour les stars mondiales du swing, ce changement n’est pas très perturbant. D’ici la fin de l’année, le calendrier des tournois internationaux est, en effet, déjà surchargé. Pour Thomas Pieters, qui ambitionne une sélection comme en 2016, le report pourrait même s’avérer bénéfique. Il lui accorde, en effet, une année supplémentaire pour faire le plein de bons points. En revanche, d’un point de vue financier, il risque d’avoir de fâcheuses conséquences, surtout pour le circuit européen, déjà bien mal en point en raison de la suprématie du PGA Tour et des conséquences de la crise du coronavirus auprès de nombreux sponsors. Économiquement, l’European Tour dépend largement des rentrées liées à la Ryder Cup dont il touche les dividendes lors des éditions organisées en Europe.