Est-ce un signe prémonitoire ? Les États-Unis ont, en tout cas, pris les commandes de la 43e édition de la Ryder Cup qui se dispute sur le parcours de Whistling Straits. Après les quatre premiers foursomes (les deux joueurs d’une même équipe alternent les coups), l’équipe de Steve Stricker menait largement (3-1) et semblait contrôler la situation.

On se gardera de tirer trop d’enseignement de ce tour de chauffe. Mais il est clair que, cette année, les Américains sont bien dans leurs sujets. Concentrés. Motivés. Apparemment unis et solidaires. Et, dans le même temps, les Européens ont affiché, lors de ce round initial, une évidente fragilité, à l’image du tandem formé par Rory McIlroy et Ian Poulter qui se retrouva mené de cinq coups après cinq trous face à la paire de rookies composée du champion olympique Xander Schauffele et du lauréat de la FedEx Cup Patrick Cantlay.

Lors de cette session de doubles du matin (dans le Wisconsin), seul le duo espagnol avec Jon Rahm (n° 1 mondial) et Sergio Garcia (Mister Ryder Cup) a offert un point à la formation du Vieux Continent en dominant Jordan Spieth (pourtant auteur du coup de la journée sur le trou 17) et Justin Thomas. Les autres paires (Westwood-Fitzpatrick et Casey-Hovland) sont tombées face à Koepka-Berger et Johnson-Morikawa.

Le week-end s’annonce évidemment encore très long (8 doubles samedi et 12 simples dimanche). On sait d’expérience que, dans ce format de match-play, les renversements de situation sont presque la norme. Mais il est clair que l’Europe devra élever son niveau de jeu pour conserver son trophée et qu’en coulisses, le capitaine Padraig Harrington devra sortir les bons mots pour faire ressortir le tempérament de guerriers de ses hommes, étrangement amorphes en ouverture.