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Placée devant le fait accompli par la BeNeLeague qui a programmé son Final 4 lors d'un week-end réservé à la Coupe d'Europe, le comité du HC Visé BM était placé devant un choix cornélien et pénalisant quoi qu'il arrive.

Face à cela, il a pris la décision la plus responsable possible, celle d'envoyer sa meilleure équipe à Saint-Pétersbourg le 31 mars, le match aller ayant lieu une semaine plus tôt à Visé.

"Plusieurs facteurs ont joué un rôle dans cette décision mais ce qui a fait pencher la balance, c'est que notre entraîneur est convaincu que, même si les Russes sont très forts physiquement, il y a moyen de leur faire mal en jouant rapidement", dit le président Arthur Hoge.

On ajoutera à cela que ce n'est pas tous les jours qu'un club francophone joue un quart de finale européen (c'est même une première) et que, quel que soit le résultat, Visé prendra encore de l'expérience lors de ces confrontations. De plus, la Coupe d'Europe est une compétition officielle tandis que le Final 4 de la BeNeLeague est purement honorifique, le premier ne gagnant rien de plus que le quatrième.

Les Russes ayant logiquement refusé de disputer les deux matches à Visé, il aurait fallu jouer les deux matches là-bas le week-end du 24 mars, ce qui équivalait à un hara kiri sportif et à une perte financière importante. Sans parler de la fatigue des joueurs qui, par la suite, auront encore un calendrier chargé. Cela aurait aussi obligé plusieurs joueurs et dirigeants à prendre plusieurs jours de congé au travail.

Cela signifie donc qu'à moins que la BeNeLeague prenne elle aussi la décision responsable de déplacer le Final 4, Visé se rendra à Anvers avec les moins expérimentés de la liste des 28 joueurs inscrits et perdra donc une bonne partie de ses chances de défendre une participation acquise sur le terrain.