PARIS Ce n'est pas vraiment sa faute mais la situation n'est pas pour lui déplaire. Justine Henin ne devra pas se présenter, dimanche, avec son bulletin dans l'un des nombreux bureaux de vote du pays. Et ce n'est parce qu'elle se retrouvait, ce samedi, pour la quatrième fois de sa carrière en finale de Roland-Garros. Résidente monégasque depuis environ deux ans, la Famennoise n'est, en effet, plus tenue par l'obligation de voter. "Je ne dois plus voter !" confia-t-elle récemment lorsque nous l'interrogions sur ses affinités politiques. "J'avoue que j'en suis bien contente parce que la politique n'est pas ma tasse de thé. Sincèrement, cela m'intéresse peu. C'est un milieu où il y a tellement peu de sincérité." Au mois d'avril, avant de partir pour disputer les tournois de Varsovie et de Berlin, elle avait été forcée de suivre les élections présidentielles françaises, et le duel entre Sarkozy et Ro- yal. "Il n'y avait que cela à la télévision !" sourit-elle. "Mais cela ne m'avait pas passionnée. Je ne me retrouve, en fait, pas dans tous ces discours empruntés." En ce qui concerne les élections fédérales de ce dimanche en Belgique, elle a tendance à garder l'église au milieu du village. "Je n'ai pas vraiment d'opinion. Disons que je considère qu'il y a de bons arguments à prendre chez les uns comme chez les au- tres..." conclut-elle.



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