Quand les Rats déroulent

Jean-François Jourdain
Quand les Rats déroulent

Le Racing a retrouvé son jeu chatoyant et offensif de la saison dernière

KONTICH En commençant ce match, le Racing possédait la meilleure défense de l’élite et le Beerschot avait encaissé deux buts par match en moyenne. Les statistiques des deux clubs ont donc grimpé de 40 % (pour les Bruxellois) et de 53 % (pour les Anversois)… Comment mieux résumer un match hors normes ?

Il ne fallait pas arriver en retard à Kontich, car le marquoir avait déjà fonctionné après moins d’une minute trente : le Bee força un premier pc, Jeremy Gucassoff repoussa le premier envoi de Padros mais dut s’avouer vaincu sur le rebond de Pliester (1-0).

Les Ours ne purent capitaliser sur ce début prometteur car à la 9e un tir mal bloqué de Cornillie passa à travers le rideau défensif local et atteignit Tchouk Truyens qui marqua un des buts les plus faciles de sa vie. Dix minutes plus tard c’est à nouveau une longue balle, signée Lopez, qui permit à Lucas De Mot de mystifier Van Rysselberghe (1-2) et de donner l’avance aux Bruxellois. Pas pour longtemps car un superbe effort d’Harrison Peeters rapporta un pc que Padros convertit en force (2-2), là où Gucassoff avait fait échouer les plans de John Goldberg quelques instants plus tôt.

On en était là vers la demi-heure de jeu lorsque Tom Boon prit son envol et orienta la rencontre de manière décisive. Il commença par reprendre de volée un débordement de De Mot (2-3) avant de transformer un pc (2-4) juste avant le repos. Le temps pour De Mot et Vanneste de conclure une contre-attaque d’anthologie juste après le repos (2-5) et la messe était déjà dite. Il restait tout de même cinq buts à admirer pour le spectateur neutre.

Le deuxième but du valeureux Pliester, qui dévia un revers de Marin Peeters, fut vite annihilé par un but de Vanneste, qui eut tout le temps d’ajuster Van Rysselberghe (3-6), puis le festival Boon reprit avec un tir en revers décoché avec la facilité qu’on lui connaît, puis un nouveau contre en s’appuyant sur Lucas De Mot.

De quoi dégoûter totalement les Anversois qui eurent le mérite de ne pas baisser les bras, réduisant l’écart sur un bel effort de Ginolfi. “C’est notre première prestation collective de haut niveau cette saison” constatait Marcelo Orlando. “Nous avons jusqu’ici beaucoup trop procédé par efforts individuels alors qu’aujourd’hui, j’ai admiré de nombreuses combinaisons collectives et une grande vitesse d’exécution qui fait notre force. Tout n’est certes pas encore parfait et les quatre buts que nous avons encaissés étaient tous évitables.”



© La Dernière Heure 2010

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be