Florent van Aubel demande de la patience pour l'équipe nationale : "Arrêtez de comparer les Red Panthers aux Red Lions"

Florent van Aubel estime que les Panthers suivent la même trajectoire que les Lions avec un écart de 5 ans.

Florent van Aubel demande de la patience pour l'équipe nationale : "Arrêtez de comparer les Red Panthers aux Red Lions"
©BELGAIMAGE / JILL DELSAUX

Champions d’Europe, champions du monde et champions olympiques, les Red Lions incarnent l’équipe parfaite sur les terrains et en dehors de ceux-ci. Tout leur réussit depuis ce voyage à Bhubaneswar en décembre 2018. Cet arrêt de Vanasch sur shoot out en finale du Mondial a donné une autre dimension aux Lions. Les éternels seconds sont devenus des winners.

Le chemin fut long et compliqué entre 2004 et 2018. Les déceptions s'enchaînaient avant le début des premières joies. "Les gens oublient que les Red Lions ont eu besoin de temps pour remporter les plus belles médailles d'or, rappelle Florent van Aubel. Nous avons aussi traversé des crises comme à la Coupe du monde 2014 ou à l'Euro 2015. Nous avons eu besoin de ces phases pour progresser."

S'il évoque la difficulté des années 2005-2015, c'est parce qu'il est convaincu que les Panthers leur ressemblent. "Les Red Panthers suivent la même trajectoire que nous."

Il pousse un peu plus loin son raisonnement. "Elles ont goûté à une finale européenne en 2017. On sentait qu'elles avaient le potentiel, mais qu'il manquait encore un peu de maturité et d'expérience. Nous avions vécu la même situation lors de l'Euro 2013 à Boom. Nous avions un potentiel, mais pas encore la maturité."

Florent van Aubel croit plus que jamais dans l'avenir des Red Panthers car il a l'impression de revivre la même histoire avec un décalage de cinq ans. "Après l'Euro à Boom, nous avons eu besoin de cinq ans pour être champions du monde. Si on regarde l'Euro 2017 des Panthers, on se dit que cette Coupe du monde arrive… aussi cinq ans plus tard."

L'attaquant d'Oranje Rood a surtout apprécié la qualité du jeu proposé sur le terrain. Il a vu une à une les pièces du puzzle se mettre dans le bon sens. "Les jeunes comme Ballenghien, Englebert, De Mot ou Rasir ont poussé plus loin le projet qui avait déjà une bonne base. Elles n'ont plus peur de jouer."

Il ne tarit pas d'éloges sur la jeune milieu du Racing : Lotte Englebert. "Tu vois qu'elle est au-dessus du lot. Elle ne se pose pas de question. Par le passé, les Lions et les Panthers nourrissaient un complexe d'infériorité face aux Pays-Bas, à l'Argentine ou à l'Australie. Cette période est finie."

Selon l'attaquant, Raoul Ehren a joué un rôle comparable à celui de Shane McLeod. Quand le T1 des Lions est venu en octobre 2015, il a découvert un groupe en crise, mais avec une grande envie. Il y a un an et demi, Raoul Ehren a débarqué dans les mêmes conditions. "Comme Shane avec nous, Raoul correspond au profil qu'il manquait aux Panthers. Il est ouvert et direct tout en étant un gagnant."

En revanche, les Panthers doivent composer avec un paramètre lourd à porter : la comparaison permanente avec la réussite des Lions. "C'est vrai que ces comparaisons n'ont pas toujours été simples pour elles. Comparer ne sert à rien, mais tout le monde le fait. Il leur manque un grand résultat pour sortir de cette phase. Petit à petit, elles font parler de plus en plus d'elles pour leurs résultats."

Et Flo van Aubel de conclure : "Elles peuvent vivre une Coupe du monde incroyable. Moi, j'ai envie d'aller au stade pour les voir car leur jeu me fait rêver. Je crois en elles. Elles méritent tellement de ramener une médaille d'Espagne."

Arthur De Sloover : "Elles m'ont agréablement surpris"

Arthur De Sloover suit de près l'évolution des Red Panthers, notamment grâce à sa cousine, Alix Gerniers. "J'ai été agréablement surpris par leur niveau de jeu en Pro League, commence le défenseur des Red Lions. Elles ont surmonté la déception de leur non-qualification pour les JO en travaillant durant deux ans. Les petites jeunes ont apporté un réel plus. Physiquement, elles sont fit. Elles sont mêmes plus solides que les autres nations. Elles sont très motivées. Je suis très optimiste quant à leurs chances de médaille en Coupe du monde."

Il reconnaît la difficulté de vivre à côté des Red Lions. "Elles écrivent leur histoire. Nous, la nôtre. Nous avons mis du temps avant de tout gagner. On a même été baptisé la 'génération d'argent' durant quelques années. La comparaison est inévitable. Un jour, on comparera les Lions de 2019-2022 avec ceux de plus tard."

Il regrette l'absence de liens entre Lions et Panthers. "Il n'existe pas tant de connexions car nous nous entraînons après elles. Quand on sort du terrain, elles sont déjà parties. On se contente souvent d'un simple bonjour."

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