Les Red Panthers doivent jouer sous la chaleur... et des stades vides: "Notre public est là et c’est tout ce qu’on veut"

Les Red Panthers doivent aussi être plus fortes qu’un stade vide, que la chaleur, qu’un terrain compliqué et que les arbitres.

Les Red Panthers doivent jouer sous la chaleur... et des stades vides: "Notre public est là et c’est tout ce qu’on veut"

Que l’estadio Olimpico de Terrassa soit magnifique est une évidence. Magnifiquement vide aussi. Le match entre la Belgique et l’Afrique du Sud n’a pas passionné les foules en Espagne. Ce n’était pas le seul depuis la cérémonie d’ouverture vendredi.

Les Red Panthers n’ont pas mis longtemps à repérer en tribune leurs proches qui s’étaient regroupés dans la tribune couverte. Les parents et amis n’ont pas manqué de mettre l’ambiance dans ce haut lieu du sport espagnol.

"Pour certains matchs, on s'attendait à cela", racontait, réaliste, Louise Versavel en évoquant ce premier match programmé un dimanche à 15 h. "Aux Pays-Bas, les tribunes sont plus remplies."

Alexia 'T Serstevens regrettait ce manque d'intérêt. "Quel dommage, commençait l'attaquante. Nous préférons quand le stade est plein. Je ne suis pas non plus trop déçue."

Selon Englebert, l'endroit n'était peut-être pas idéal pour disputer la Coupe du monde. "Je ne veux pas entrer dans des considérations politiques. De toute façon, on s'en fout si le stade est vide. Notre public est là. C'est tout ce qu'on veut."

Préparées par le staff à tous les scenarii, elles avaient anticipé un stade vide. Elles avaient également prévu de jouer sous une température de 30 degrés à l'heure de la sieste. "Moi, je ne suis pas hyper habituée à la chaleur, confiait Charlotte Englebert, qui n'a pas ménagé ses efforts durant les 60 minutes de match. À la fin de la rencontre, je me sentais de mieux en mieux. Nous avons vécu l'un des jours les plus chauds de la semaine."

À ses côtés, Louise Versavel soulignait aussi le travail en amont du staff. "Nous avions programmé nos entraînements aux mêmes heures que nos matchs. Il a fait chaud, mais cela ne nous a pas handicapées."

Même son de cloche du côté de l'attaquante Alexia 'T Serstevens. "Nous avons assez de matériel pour lutter contre les effets négatifs de la chaleur. Nous étions bien préparées. La chaleur n'est vraiment pas un souci."

La qualité du terrain pose question. Il est terriblement lent et sautillant. Si le tapis est le même pour tout le monde, il nécessite une phase d'adaptation. "Nous avons eu droit à un demi-entraînement et à un demi-match amical pour le tester. Nous nous habituerons à ses caractéristiques."

Il leur restera encore à contrôler leurs frustrations quand les coups de sifflet des arbitres leur semblent… étranges. "Je n'aime pas les critiquer, mais c'est clair que nous avons été surprises par quelques décisions, disait Versavel. Il existe toujours une zone d'interprétation. Mais, sur le stroke, l'arbitre laisse l'avantage. Cela me laisse perplexe. Nous avons perdu trop tôt notre recours à la video. C'était d'autant plus regrettable que nous aurions eu besoin de la vidéo pour quelques phases en deuxième mi-temps."

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