Virtuellement, Gand est leader de la Division d’honneur. Avec un point mais un match de moins que l’Orée, les Buffalos ont déjà assuré une belle récolte de points, mais leur moisson n’est pas encore finie. Avec six matchs au menu du prochain mois, les Rayés bleu et blanc ont encore un long chemin à parcourir avant d’entrevoir ce fameux titre qui figure dans leur projet "Gand2020".

Traditionnellement, un champion a besoin d’un grand gardien, d’un sleeper et d’un brin de réussite lors des moments clefs. Cette saison nécessite une qualité supplémentaire : l’adaptation.

"Avant le début du championnat, j’avais expliqué à mes gars que la saison serait spéciale et que nous devrions accepter les conditions qui ne seront pas toujours évidentes. Se plaindre ne sert à rien. Nous voulons avancer à fond", raconte Pascal Kina, l’entraîneur.

Du 19 octobre au 11 novembre, les Gantois ont été à l’arrêt total. Comme tous les clubs de DH. Les joueurs ont reçu un programme d’entretien physique. Sans stick. Quatre jours après la reprise des entraînements, Kina dirigeait ses troupes vers un premier amical. "Cela ne ressemblait à rien, lâche-t-il. Mes gars ne sont pas prêts, ce qui est normal après quatre semaines de break. Et alors ? Toutes les équipes sont logées à la même enseigne."

Ce contre-la-montre avant le 22 novembre augmentera les écarts entre les équipes. "Nous avons tous eu dix jours pour travailler sur l’intensité. Taper la balle ou courir est à la portée de tous. Réaliser le geste technique parfait, prendre la bonne décision avant même de toucher la balle et mettre de l’intensité, autant d’aspects qui se bossent sur un terrain avec tout un groupe."

Gentleman, le T1 gantois ne veut pas d’un demi-sacre après 13 journées. "Je n’ai jamais pensé à fêter un titre après 13 journées. Je ne me pose même pas la question. Je ne serais pas fier d’être sacré champion après 13 journées. Nous, les entraîneurs, nous faisons le job pour une saison pleine."

Dimanche, l’Antwerp se dresse sur leur chemin.