Le Louvaniste de 50 ans, ancien international lui-même avec plus 200 capes à son compteur, a connu 4 entraîneurs différents. Avec Shane McLeod, l'actuel T1 jusqu'après Tokyo, il n'a qu'une idée en tête: l'or olympique. "Depuis plusieurs années, les techniques d'entraînement des Lions n'ont pas vraiment changées. La technologie est restée la même (basée essentiellement sur des capteurs gps qui peuvent transmettre des données en direct, ndlr). Ce qui a évolué, c'est l'analyse de ces données physiques", a expliqué Beunen, quelques heures avant la demi-finale devant opposer les champions du monde et tenants du titre européen à l'équipe des Pays-Bas, hôte du tournoi.

"L'analyse est plus poussée qu'auparavant et devient prédictive en fonction des tournois à jouer. Cela nous aide dans l'élaboration des charges de travail. Avant cet Euro, nous avons planifié des périodes très intenses d'entraînement. Il y a eu très peu de récupération avant de débuter la compétition. Par contre entre Amsterdam et Tokyo, la priorité sera donnée au retour au calme et à la recharge des batteries."

Avec huit trentenaires dans le noyau des Red Lions, dont quatre à la pointe de l'attaque -une place qui requiert vitesse et réactivité-, le rôle de Beunen prend toute son importance. "C'est sûr que ce facteur nous amène à travailler plus que jamais en prévention. L'analyse ici est essentielle. En examinant le degré de fatigue, l'on sait si l'on peut entraîner chacun des joueurs à 100 pour cent ou non. Les données sont désormais capables de nous dire ce qu'il faut faire et quand il faut le faire", ponctue le préparateur physique qui dans un peu plus d'un mois voudra aider les Red Lions à décrocher à Tokyo le seul titre manquant à leur palmarès.