La campagne de Pro League ne ressemble pas à une longue marche triomphale pour les champions olympiques qui n’ont remporté que trois de leurs sept matchs. Le partage avec point bonus face à l’Espagne n’est pas de nature à semer la panique dans les rangs belges. Michel van den Heuvel avait choisi de lancer dans la bataille trois rookies : Hainaut, Onana et Van Dessel sans oublier que Van Oost, Willems et Ghislain restent peu expérimentés. Seuls dix champions olympiques étaient sur le terrain anversois. Les dix cadres n’ont pas été exempts de tout reproche durant 45 minutes. Les Reds n’ont pas encore créé des automatismes suffisants pour déborder une équipe comme l’Espagne qui était déjà dans le rythme de la Pro League avec son cinquième match en sept jours.

«L’intégration des jeunes étaient une donnée importante du match», analyse Tanguy Cosyns. «Nous n’avions pas le meilleur plan en début de match. Ensuite, nous sommes mieux rentrés dans la partie.»

Le Red Lion n’est pas inquiet. Mieux, il se réjouit de voir de nouvelles têtes arriver. «Non, la situation n’est pas inquiétante. Elle est normale. Ils ont été lancé tôt dans un groupe réputé pour être fermé. Nous avons dû nous adapter.»

Avant la pause, Vanasch était sauvé par son poteau sur pc et par Dohmen sur la ligne à nouveau sur pc. Le meilleur gardien du monde a été solide à quatre reprises. Les Belges ne suivaient pas le rythme de leur adversaire qui recevait une liberté inhabituelle durant les trois premiers quart-temps.

Dans le troisième quart-temps, les Red Lions remontaient sur le terrain avec les lettres de leurs noms inversées sur leur maillot (Bono au lieu de Boon, Dehmon ou lieu de Dohmen ou encore Anona au lieu de Onana). La fédération cherchait à sensibiliser sur les effets de l’alcool avec leur partenaire Carslberg.

Sur le terrain, Miralles refroidissait l’ambiance en transformant le 4e pc. Dohmen répondait par une déviation (1-2). Mais, sur pc à nouveau, Iglesias déviait le sleep côté stick de Vanasch (1-3). Boon égalisait en plantant deux buts. Les Reds étaient survoltés et enflammaient les 10 dernières minutes. Sur shoot-out, Vanasch a fait la différence.

L’avenir passe par ce genre de match où il faut apporter du sang neuf en vue d’assurer la relève après les Jeux olympiques de Paris en 2024. Arno Van Dessel montrait déjà une gestuelle de leader qui place ses coéquipiers. Hainaut, qui cherchait à toucher un maximum de balles, jouait de manière plus libérée après la pause. Onana se démenait comme à son habitude.


LA FICHE DU MATCH:

Belgique : Vanasch ; Stockbroekx, Boccard, de Sloover, Van Oost ; Denayer, Wegnez, Gougnard ; Cosyns, Boon, de Kerpel ; puis Dohmen, Ghislain, van Dessel, Onana, Willems, Hainaut.

Espagne : Ad. Rafi, Alonso, Gispert, Gonzalez, Iglesias, Tarres, Miralles, Bonastre, Menini, Rodriguez, An. Rafi, puis Sanchez, Recasens, Reyne, Clapes, Lacalle, Villalonga.

Arbitres : MM. C. Blasch (All) et D. Barstow (Ang).

Les buts : 16e Reyne (0-1), 39e Miralles sur pc (0-2), 40e Dohmen (1-2), 41e Iglesias (1-3), 48e Boon (2-3), 56e Boon (3-3).

Les shoot-out : Boccard (1-0), Gispert (1-1), De Sloover (2-1), Menini (2-1), Gougnard via stroke Boon (3-1), Miralles (3-2), Wegnez (3-2), Reyne (3-2), Cosyns (3-2), Clapes (3-2).