Cette semaine s’annonce capitale pour le sport iranien ! Après l’exécution, samedi, du lutteur Navid Afkari (27 ans), condamné à mort pour le meurtre (?) d’un fonctionnaire lors d’une manifestation antigouvernementale, en 2018, les autorités internationales et, en particulier, le CIO doivent statuer sur d’éventuelles sanctions.

"Choqué", jugeant "bouleversant" que les appels à la clémence du monde sportif n’ont pas été entendus par les instances iraniennes, le CIO ne peut plus se contenter de commenter par communiqué cette actualité macabre concernant un sportif, défendu par Donald Trump himself et un hashtag #Navid_Afkari s’opposant à l’exécution.

Âgé de 27 ans également, le judoka Saeid Mollaei est toujours menacé, lui et sa famille, par les autorités de son (ancien) pays alors que le Tribunal arbitral du Sport doit se prononcer, ce mercredi, sur la suspension de la Fédération iranienne de judo de toute compétition internationale, y compris les Jeux.

Champion du monde 2018, Mollaei avait révélé avoir été obligé de perdre (notamment face à Matthias Casse !) lors du Mondial 2019, à Tokyo, pour ne pas avoir à combattre face à l’Israélien Sagi Muki. Au Japon, le judoka et son entraîneur avaient été directement contactés par téléphone alors qu’il se trouvaient en salle d’échauffement, le jour de la compétition, pour que Saeid Mollaei ne se présente pas sur le tatami, ce qu’il avait refusé.

De Tokyo, Mollaei prit un vol pour… l’Allemagne, où il obtint le statut de réfugié, politique et sportif. Alors qu’on lui promettait déjà la citoyenneté allemande, il avait reçu un passeport… mongol ! Et c’est sous cette nouvelle nationalité qu’il s’aligne désormais, non sans être la proie d’intimidations.

Ces pratiques n’ont pas leur place en sport, qui n’est pas une question de vie ou de mort ! Il faudra donc que les plus hautes instances se montrent fermes par rapport à un pays dépassant les limites de l’humanité…