Conscient d’avoir suscité un vif émoi, mercredi, en quittant la Fédé néerlandophone (Taekwondo Vlaanderen) pour son homologue francophone avec Raheleh Asemani, Badr Achab, son jeune frère, et Indra Craen, sa récente épouse, Jaouad Achab a multiplié les messages positifs sur les réseaux sociaux.

Notre n°1 mondial en -63 kg a ainsi remercié les autorités, sportive et politique, du Nord du pays d’avoir contribué à le voir devenir le sportif et l’homme qu’il est aujourd’hui. Au téléphone, Jaouad n’a pas non plus caché les raisons de son transfert en Wallonie, suite à un conflit l’opposant à la directrice haut niveau, Laurence Rase, à propos de ses conditions d'entraînement.

"Il s’agit d’un choix uniquement sportif ! Et il est lié à l'instabilité au niveau de notre encadrement sportif. Depuis 2016, nous en étions au quatrième ou cinquième changement d’entraîneurs. Je ne parvenais plus à m’adapter à cette situation. Je sentais que mon niveau général en souffrait. J’ai évoqué le problème avec les instances sportives, mais nous n’avons pas trouvé un consensus. Je me suis donc renseigné sur la manière de fonctionner de la Fédé francophone et nous sommes assez vite parvenus à un accord."

Au sein de l'Association belge francophone, les quatre taekwondoïstes ont signé un contrat de sportif de haut niveau. Pour rappel, Jaouad Achab, 28 ans, a été champion du monde (2015) et d'Europe (2014, 2016, 2019) en -63 kg, sa catégorie de prédilection, et il a d'ores et déjà assuré sa qualification pour les Jeux de Tokyo en -68 kg, sa catégorie olympique.

"Je tiens encore à ajouter que je suis parti sans en vouloir à qui que ce soit personnellement. Simplement, le contexte ne me convenait plus… Désormais, je veux tourner cette page de ma carrière et de ma vie. Et, surtout, me concentrer sur mon grand objectif : les Jeux de Tokyo !"

Dont acte.