Censure d'un discours anti-guerre aux Jeux Paralympiques: le chef du comité paralympique attend toujours des explications

Le président du Comité international paralympique (CIP) a déclaré jeudi être toujours dans l'attente d'explications de la télévision publique chinoise après l'apparente censure de son discours anti-guerre durant l'ouverture des Jeux d'hiver de Pékin vendredi dernier.

Censure d'un discours anti-guerre aux Jeux Paralympiques: le chef du comité paralympique attend toujours des explications
©AP

La chaîne CCTV n'a ni répondu aux questions du CIP ni promis qu'un incident similaire ne se reproduirait pas dimanche lors de la cérémonie de clôture des Paralympiques (4-13 mars), a indiqué Andrew Parsons à l'AFP. "Nous attendons toujours d'avoir leur position ou leur explication", a-t-il déclaré. "Attendons d'entendre ce qu'ils ont à dire."

Dans un contexte d'invasion russe en Ukraine, Andrew Parsons, dans le stade olympique de Pékin, le célèbre "Nid d'oiseau", avait ouvert son propos par une référence au conflit. "Le XXIe siècle est fait pour le dialogue et la diplomatie, non pour la guerre et la haine", avait-il déclaré en anglais lors de la cérémonie. "La trêve olympique (...) doit être respectée et observée, non violée", avait-il martelé avant de terminer son discours enflammé par un cri: "Paix!"

Mais lors de la retransmission par CCTV, ses paroles avaient été mises en sourdine et le présentateur n'avait proposé comme traduction en chinois qu'une version édulcorée. La Chine, pays ami de la Russie, n'a pas condamné l'invasion de l'Ukraine ni appelé Moscou à retirer ses troupes.

Les Jeux paralympiques de Pékin avaient commencé dans la controverse, autour de la présence des sportifs en provenance de Russie et du Bélarus -- pays qui apporte son aide à l'armée russe pour envahir l'Ukraine. Le CIP les avait d'abord autorisés mercredi dernier à participer, avant d'inverser sa décision le lendemain à la surprise générale, sous la pression de plusieurs comités paralympiques nationaux. "Je ne pense pas que c'était un revirement embarrassant" pour nous, a estimé jeudi Andrew Parsons. "Nous avons pris une décision (...) et puis nos membres nous ont dit: 'Écoutez, ce n'est pas suffisant, nous voulons que vous la réétudiez sur la base de différents éléments'", a-t-il déclaré. "Je ne regrette pas la première décision. Et je ne regrette pas la deuxième décision (...) Au final, nous avons pris la bonne décision."

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