L'équipe nationale féminine de basket a été la première parmi les sélectionnés du Team Belgium aux JO de Tokyo à fouler le sol de l'archipel japonais, le 8 juillet. Neuf jours plus tard et alors que son premier match olympique dans l'histoire se profile seulement dans dix jours, le 27 juillet contre l'Australie, l'attente des Belgian Cats commence à se révéler un peu longue. D'autant que deux de ses trois matches de préparation ont été annulés face à l'Espagne le 20 et les Etats-Unis le 22. Bien qu'il existe une chance que l'un ou l'autre voire les deux puissent quand même avoir lieu. "Honnêtement en avoir encore un serait bienvenu. Au niveau du rythme c'est nécessaire. On l'a vu contre le Japon", a reconnu Julie Allemand lors d'une rencontre de presse à Mito à l'issue de l'entraînement de samedi. "A l'Euro, je suis persuadé que si le dernier match de préparation conte la Grèce (le 12 juin, ndlr) n'avait pas été annulé (à cause du Covid), nous aurions beaucoup mieux entamé le match d'ouverture face à la Bosnie (le 17 juin)", souligne de son côté Pierre Cornia le T2. "Plus on joue, mieux ont est dans le rythme. Le programme à Mito avait été établi en tenant compte de ces matches. Sans eux, nous aurions pu arriver dix jours plus tard. Sans eux, c'est entraînement, entraînement, entraînement", a ajouté samedi Pierre Cornia, le bras droit du coach Philip Mestdagh. Le duel contre le pays local, devant 1.500 spectateurs, était le premier match des Cats depuis 18 jours alors que le Japon est déjà dans le rythme avec un match tous les quatre jours.

Et comme en dehors de la magnifique Adastria Arena où se déroulent les entraînements, les possibilités d'activité sont plus que réduites, l'attente paraît parfois longue. Entre jeux de société et ping pong, la routine n'est pas loin de s'installer. "On ne peut pas sortir et on n'a même pas une terrasse pour prendre l'air", se plaignait Antonia Delaere.

"La vie à l'hôtel n'est pas évidente", reconnaît la Liégeoise Julie Allemand dont la famille directe et les amis ne sont pas touchés par les inondations catastrophiques. "Mais j'ai des connaissances qui ont connu des dégâts et Pierre Cornia est lui vraiment victime".

Le COIB travaille avec les autorités locales afin d'obtenir des dérogations sur les mesures anti-Covid. Vendredi, une promenade de deux heures dans le jardin botanique a été autorisée une première.

Koen Umans le manager général des Belgian Cats ne désespère pas de voir l'équipe disputer quand même les rencontres face aux Espagnoles et aux Américaines. "Elles sont demandeuses malgré la décision des autorités d'empêcher que les "bulles" des équipes étrangères se rencontrent (à l'exception du Japon qui a rencontré et battu les Belges jeudi). La volonté des Etats-Unis est de jouer le 25 juillet", date jugée un peu tardive par le staff des Cats mais si la rencontre contre l'Espagne devait être une fois pour toute jetée aux oubliettes, cet ultime galop de préparation avant de se mesurer aux Australiennes seraient le bienvenu. Une décision est attendue dans les prochains jours. "Si aucun match ne pouvait être organisé, les Cats effectueraient un scrimmage entre elles, avec des arbitres extérieurs pour ressembler le plus possible à une vraie confrontation, "mais ce n'est pas idéal", reconnaît Umans.

A propos de l'Australie, le forfait de la star des Opals Liz Cambage, officiellement en raison des mesures d'isolement imposées, est une bonne affaire pour les Cats. "Honnêtement, ce n'est pas mal pour nous", avoue Julie Allemand. "C'est mieux, c'est sûr" confime Pierre Cornia. "Mais attention, les Australiennes ont gagné contre les Etats-Unis sans elle. Cela n'arrive pas tous les jours. L'Australie reste une "équipe du top mondial. Et son jeu collectif sera peut-être plus imprévisible désormais et meilleur."

Mais malgré les petits soucis de rythme dû au manque de matches de préparation, les Cats sont dans une meilleure forme physique qu'à l'entame de l'Euro il y a tout juste un mois. "Physiquement, elles sont plus fortes. C'est certain. Débuter contre l'Australie est une bonne chose. C'est toujours mieux de pouvoir viser un exploit contre une grande équipe que devoir battre à tout prix une formation a priori moins forte."