Avec la crise sanitaire et le boycott diplomatique, un autre sujet extra-sportif agite le monde olympique à moins de trois semaines de l’ouverture des Jeux d’hiver à Pékin : la crainte de l’espionnage informatique. À l’origine, l'interview du porte-parole du Comité olympique néerlandais, Geert Slot, expliquant que l’instance recommande à ses sportifs de n’emporter ni téléphone ni ordinateur personnels ! Un conseil visant à prévenir les risques d’espionnage des données personnelles par les autorités chinoises.

"La cybersécurité a pris une certaine importance ces dernières années, mais la Chine représente un cas particulier car ses autorités ont verrouillé leur Internet", explique Geert Slot. Depuis, la position des Néerlandais a été suivie par d’autres pays, parmi lesquels les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Australie et la Belgique !

Ce qu’a confirmé Matthias Van Baelen (COIB) à Sporza.

"Franchement, nous préférons jouer la sécurité. Nous sommes conscients de certains risques liés à la cybersécurité lors de tous nos déplacements à l’étranger et nous prenons toujours position après avoir consulté le ministère des Affaires étrangères et l’ambassade de Belgique sur place."

Et dans le cas de Pékin, la position du COIB se veut prudente.

"Nous n’interdisons pas (d’emporter un téléphone ou un ordinateur), mais nous voulons que nos sportifs soient parfaitement conscients des risques."

Des téléphones avec cartes seront mis à la disposition des sportifs et des officiels pour leur communication.

En Chine, la crainte des délégations étrangères d’un espionnage des données personnelles des participants aux Jeux d'hiver n’a pas encore été officiellement commentées par les autorités ni par le comité d’organisation. De son côté, le CIO ne s’est pas (encore) épanché sur le sujet, expliquant simplement que la question était à poser à tous les comités nationaux olympiques concernés.

Un quotidien d’état chinois, le Global Times, a traité l’affaire dans un éditorial. Son auteur décrit la position des Néerlandais et autres comme une nouvelle tentative de susciter des sentiments anti-chinois.