Le Belgian Paralympic Committee (BPC) a consulté ce lundi les différentes composantes du Mouvement Paralympique belge.

Dans un contexte où le CIO (soutenu par l'International Paralympic Committee) se penche actuellement sur les différents scénarios possibles par rapport à la tenue des Jeux Olympiques et Paralympiques de Tokyo, et promet une décision dans les 4 semaines, le BPC rappelle que la santé de ses athlètes sera sa priorité absolue. "Les Jeux revêtent une importance capitale pour notre mouvement, et en première instance pour nos athlètes" explique Anne d'Ieteren, Présidente du Belgian Paralympic Committee.

"Mais il est indispensable qu'ils se déroulent dans les bonnes conditions, aussi bien sanitaires que sportives. Nous avons toujours eu pour philosophie de placer l'athlète au centre de nos actions. Ici, le placer au centre, c'est refuser catégoriquement qu'un risque soit pris pour sa santé et également que les Jeux soient organisés dans des conditions qui ne garantissent pas le principe d'égalité des chances pour tous les athlètes. Si les conditions ne sont pas réunies dans les dates initialement prévues, le report nous semble le meilleur choix possible (...) Nous avons confiance dans les instances internationales qui se démènent depuis des années et particulièrement ces derniers jours pour organiser ces Jeux. Elles travaillent en concertation étroite avec des instances scientifiques et médicales et prendront les choix les plus éclairés, en tentant compte de la réalité paralympique et de ses athlètes. Leur santé, parfois plus fragile, selon leur type de handicap, fait déjà l'objet d'une attention particulière en dehors de tout contexte d'épidémie."

Devant un agenda sportif international largement bouleversé par les mesures actuellement prises pour lutter contre la progression du coronavirus, le Belgian Paralympic Committee signale par ailleurs qu'il se tient prêt à modifier sa procédure de sélection des athlètes belges aux Jeux. "Nous tiendrons évidemment compte de la situation actuelle de confinement. Nous ne voulons en aucun cas que les sportifs ressentent une pression qui les amènerait à prendre des risques pour leur santé" précise quant à lui Olek Kazimirowski, Managing Director du BPC et chef de Mission des Jeux de Tokyo.