La semaine dernière, l'état d'urgence a été levé à Tokyo mais les contaminations repartent déjà à la hausse alors que les Jeux Olympiques débutent le 23 juillet. En outre, un membre de la délégation olympique ougandaise a été testé positif à son arrivée à l'aéroport de Tokyo le 19 juin. Le reste de l'équipe a été autorisé à se rendre en bus à Izumisano, ville de la préfecture d'Osaka, où un autre membre de l'équipe a également été infecté.

Selon les nouvelles mesures, les athlètes et membres du staff des pays concernés devraient se faire tester chaque jour durant une semaine avant de partir pour Tokyo. Durant cette période, ils devront aussi se mettre à l'isolement, a précisé le chef de cabinet japonais Katsunobu Kato en conférence de presse.

Il leur sera également interdit d'avoir des contacts avec d'autres personnes jusqu'à trois jours après leur arrivée. "Nous prendrons les mesures nécessaires. Mais en même temps, nous veillerons à ce que les athlètes soient traités équitablement, pour leur nourriture et leurs infrastructures d'entraînement", a déclaré Kato. Il a également déclaré que le gouvernement consulte le Comité international olympique pour valider les mesures.

Plus tôt dans la journée, le Premier ministre Yoshihide Suga s'était rendu à l'aéroport Haneda de Tokyo pour être informé des mesures frontalières prises par le Japon, qui ont été critiquées à la suite de l'incident avec la délégation ougandaise.

De son côté, Yasuhiro Yamashita, chef du Comité olympique japonais, a déclaré que des "mesures strictes" sont nécessaires pour les arrivées, afin d'éviter de créer des regroupements. "Mais quelles que soient les mesures mises en place, il est impossible que personne ne soit testé positif à l'arrivée. Même si vous avez reçu deux doses de vaccin, cela ne garantit pas que tout le monde aura un test négatif."