La commission exécutive du CIO a fixé le programme définitif de Paris-2024, qui mêle ces quatre disciplines "additionnelles" aux 28 sports traditionnels, avec trois principes par rapport aux Jeux japonais: le nombre total d'athlètes diminue de 600, à 10.500, les podiums passent de 339 à 329, et la parité exacte entre participants et participantes est atteinte pour la première fois de l'histoire des JO.

Les Jeux de Tokyo, reportés à l'été 2021 en raison de la pandémie de coronavirus, présenteront un équilibre entre les sexes avec 48,8 % de concurrentes en lice. La participation égale entre hommes et femmes (50 % très précisément) sera atteinte en 2024 aux Jeux de Paris.

Préféré au karaté présent à Tokyo ou au billard, le breakdance (plutôt appelé "breaking" par la communauté) est emblématique de la volonté du Comité international olympique de moderniser sa grande fête du sport et rajeunir son audience.

Avec l'escalade, le surf et le skateboard, il s'agit de mettre en lumière "des disciplines inclusives, captivantes et qui peuvent être pratiquées hors des enceintes sportives traditionnelles", a expliqué Thomas Bach. "Ce programme nous permet d'adapter les Jeux Olympiques de Paris 2024 au monde de l'après-coronavirus. Nous réduisons ainsi davantage le coût et la complexité liés à l'accueil des Jeux. Certes l'équilibre entre les sexes sera d'ores et déjà de mise aux prochains Jeux Olympiques de Tokyo 2020, mais c'est à Paris en 2024 que nous assisterons, pour la première fois de l'histoire olympique, à la participation du même nombre d'hommes et de femmes très précisément. L'accent sera mis également sur la jeunesse", ajoute Thomas Bach.

Pour faire de la place aux nouveaux venus, le CIO a dû tailler dans les épreuves des 28 disciplines permanentes des Jeux d'été, parvenant même à réduire le nombre global d'athlètes engagés.

Le nombre d'épreuves mixtes va passer de 18 à Tokyo à 22 à Paris, grâce notamment à la voile, et athlétisme, boxe et cyclisme atteindront pour la première fois la parité.

En athlétimse, on note le remplacemengt de l'épreuve masculine du 50 kilomètres marche sera par "une épreuve mixte" d'athlétisme à définir.

L'objectif est "d'atteindre la parité" pour la première fois dans l'histoire de l'athlétisme olympique, mais sans dépasser le quota global d'athlètes, a précisé le directeur des sports du Comité international olympique, Kit McConnell, alors que subsisteront les épreuves hommes et femmes du 20 kilomètres marche.

Le 50 km marche est à la fois la plus longue épreuve d'athlétisme aux JO et l'une des seules disputées hors stade, avec le marathon. Elle récompense à ce titre les athlètes les plus endurants, dans des conditions estivales souvent éprouvantes.

Son histoire olympique a été marquée par une succession de défaillances et notamment par le calvaire du Français Yohann Diniz aux JO-2016 de Rio, victime d'un violent malaise et tombé à trois reprises. Il avait pris sa revanche en devenant champion du monde un an plus tard à Londres.

La suppression de cette course marque la volonté du CIO de réduire le nombre de participants aux Jeux, qui va passer de 11.092 à Tokyo à 10.500 à Paris, tout en atteignant la parité.

Comme la création d'un 50 km marche femmes aurait "augmenté le nombre global d'athlètes engagés", le CIO a préféré une épreuve mixte qui doit encore être définie par la Fédération internationale d'athlétisme, a précisé Kit McConnell.