Dès ce vendredi jusqu’au 8 août, les projecteurs seront braqués sur Tokyo, terre d’accueil des 30e Jeux olympiques de l’ère moderne. Plus de 11 000 athlètes (dont 122 Belges) répartis dans 50 disciplines. Médailles et records seront convoités. Ça, c’est pour les histoires qui feront les unes. L’auteur Dominique Paquet a, lui, décidé de sortir des sentiers battus. Fini les livres qui se ressemblent et se répètent autour des cinq anneaux colorés. À l’issue d’un travail documentaire d’une précision hors pair, il a sorti, le 14 juin, un livre intitulé Le dico déglingo des JO. Un total de 352 pages qui retracent les anecdotes les plus insoupçonnées de l’ère moderne. Depuis les tout premiers Jeux d’Athènes en 1896, le bouquin relate les faits sous forme d’abécédaire.

A comme Anvers

L’ouvrage démarre par un double brin de chauvinisme - assumé par l’auteur. Après une préface écrite par Eddy Merckx, Anvers ouvre le bal. En 1920, c’est la ville hôte pour la sixième édition, rythmée par sa problématique d’après-guerre et baptisée les Jeux des Vainqueurs. L’occasion pour Dominique Paquet de vanter les mérites de notre plat pays, qui n’accueillera probablement pas de sitôt un autre événement sportif d’une telle envergure.

En passant par E comme Eiffel ou encore M comme médaille, l’auteur propose à la lettre Q (comme questionnaire), 125 questions et réponses qui viennent supplémenter les faits. 125 questions pour 125 ans d’existence des Jeux olympiques modernes.

L’écrivain clôture l’énonciation des 26 lettres par un nom peu connu du grand public. Un de plus. Z comme Zappas : ce riche propriétaire foncier, prénommé Evangelos, qui a voulu créer un événement sportif majeur en Grèce. Il tente de faire connaître les "Zappian Games" mais après une première édition en 1859 où les incidents s’enchaînent, les trois suivantes s’essoufflent à cause de la mort de son créateur. Quelques années plus tard, c’est Pierre de Coubertin qui s’empare, de ce qui va devenir, le plus grand événement sportif de la planète.

"L’annulation des Jeux de 1940, suite à la Seconde Guerre mondiale, a failli se répéter en 2020. C’est ce que j’ai appelé dans mon livre : la malédiction de Tokyo", confie Dominique Paquet.

Le coronavirus a fait trembler la capitale nippone. Une fois de plus. Même s’ils se déroulent à huis clos, ces JO annoncent déjà un goût particulier. Probablement quelques anecdotes de plus à rajouter dans un futur proche.