Depuis janvier 2020, la Belgique est assurée d’envoyer une équipe de para-dressage aux Jeux paralympiques de Tokyo (24 août au 5 septembre). Quatre cavaliers ou cavalières qui tenteront de briller dans différents concours.

"Pour les Jeux de Tokyo, la Belgique pourra en effet envoyer quatre cavaliers, explique Wendy Laeremans, directrice sportive de la Fédération royale belge des sports équestres. La seule restriction, c’est qu’on retrouve parmi ceux-ci au moins un athlète de ce qu’on appelle les petits grades (1, 2 ou 3). Au plus le grade est petit, ils vont de 1 à 5, au plus le handicap est important. Sur place, chaque cavalier participera à un concours individuel (NdlR : avec un programme imposé) et un par équipe. Ensuite les huit meilleurs par grade pourront participer à une épreuve supplémentaire sur musique avec à la clé une nouvelle médaille."

Dans le meilleur des mondes, les prétendants au voyage paralympique auraient participé depuis l’an dernier à des concours pour se qualifier mais la Covid-19 en a décidé autrement tout comme la rhinopneumonie qui a frappé les chevaux cette année obligeant l’arrêt des compétitions et la mise en quarantaine des équidés pendant plusieurs semaines.

"La Fédération royale belge des sports équestres va faire une proposition de sélection au comité paralympique belge qui choisira en dernier ressort qui partira à Tokyo, poursuit Wendy Laeremans. Actuellement, il y a six ou sept cavaliers à la lutte pour intégrer l’équipe qui prendra l’avion pour le Japon. Au niveau des critères, il y a des résultats de 2019 aux championnats d’Europe qui sont déjà pris en compte. Mais un titre récolté en 2019 n’est pas une garantie de sélection. Comme on est près des Jeux, il faut que les athlètes montrent qu’ils sont en forme."

Avec comme reprise une compétition internationale le week-end dernier à Waregem.

"Par rapport au concours de Waregem, on est surtout satisfait que les compétitions aient pu reprendre avec la Covid-19 qui touche les êtres humains et la rhinopneumonie qui a frappé les chevaux. Pour beaucoup de cavaliers, c’était une reprise de concours. On ne pouvait pas s’attendre directement à des résultats extraordinaires. Mais Michèle George, par exemple, a super bien presté. Les autres, c’était bien mais on a vu que cela manquait de rythme. On a encore besoin de sortir en concours pour préparer Tokyo. On ne peut pas se cacher. Il n’y a pas beaucoup de concours, on doit s’adapter aux mesures prises dans chaque pays. La sélection définitive sera faite à la fin du mois de juin."