Coup de tonnerre ce vendredi matin : Sha’Carri Richardson a été contrôlée positive à la marijuana (qui figure sur la liste des substances interdites), en juin à Eugene, lors des sélections américaines. Son duel supposé sur 100m face à la Jamaïcaine Shelly-Ann Fraser-Pryce devait être l’un des grands moments de la semaine athlétique aux Jeux olympiques : il n’aura pas lieu. L’Agence antidopage américaine a en effet décidé d’invalider les résultats de Richardson à compter du 19 juin, jour du contrôle et de sa finale, et, donc, sa qualification dans l’épreuve reine. La sprinteuse de 21 ans a, en outre, écopé d’une suspension d’un mois - soit le minimum sur l’échelle des sanctions - à compter du 28 juin. Sa consommation, tout à fait légale dans l’état d’Oregon, était sans lien avec la performance sportive. Dans ses justifications, l’agence antidopage relève "un état émotionnel douloureux", Sha’Carri Richardson ayant appris la mort de sa mère biologique quelques jours plus tôt. Dans une interview lors de l’émission Today, sur la chaîne NBC, la sixième performeuse de l’histoire (10.72), qui a fait une entrée fracassante dans le gotha du sprint mondial cette saison au point d’être comparée à Florence Griffith-Joyner (avec tout ce que cela suppose comme allusions…), a confirmé cette version. Et présenté ses excuses "à mes fans, ma famille et mes sponsors" pour n’avoir "pas su contrôler mes émotions pendant cette période".

Et la sprinteuse, qui a accepté de suivre une thérapie, d’ajouter : "Je veux être responsable de mes actes. Je sais ce que j’ai fait. Je sais que je n’étais pas censée le faire et que je n’avais pas le droit de faire, mais j’ai quand même pris cette décision. Je ne cherche pas d’excuse, je ne recherche aucune empathie. Je suis humaine."

Cet écart lui coûte la possibilité d’être championne olympique sur 100m. Reste celle de participer au 4x100 m dont les séries débutent le 5 août. À ce sujet, c’est le comité olympique américain qui aura le dernier mot.