Malgré une année 2020 perturbée par la pandémie du Covid-19 et donc l’annulation de nombreuses compétitions, le Comité paralympique belge a tenu à remettre ses récompenses aux athlètes et la cérémonie, relevée par la présence d’Eddy Merckx, s’est tenue ce vendredi à Bruxelles.

“On a vraiment remarqué ces dernières années une grande augmentation du niveau général des athlètes, expliquait le chef de mission belge pour les Jeux paralympiques de Tokyo, Olek Kazimirowski. De plus en plus de sportifs de notre pays vont chercher des médailles dans les championnats d’Europe et du monde. On a connu une année particulière mais on voulait quand même faire quelque chose pour nos sportifs et pour notre communauté.”

Avec au final trois catégories prévues : les performances de l’année chez les femmes et les hommes accompagnés du titre “Engie” qui récompense un jeune talent. Dans cette dernière catégorie, c’est la jeune nageuse stavelotaine (16 ans), Tatyana Lebrun, qui est retournée chez elle avec le trophée : “Je suis heureuse et surprise de cette récompense. Pendant le confinement de l’année dernière, je suis restée à l’arrêt pendant deux ou trois mois à la maison. Puis grâce à la Ligue Handisport Francophone et à l’Adeps, j’ai pu reprendre les entraînements trois fois par semaine au Blanc Gravier à Liège. En juillet avec la réouverture des piscines, j’ai pu retourner dans mon club. Avant la deuxième vague du Covid-19, j’ai eu la possibilité de participer à une compétition pour voir les temps que je réalisais. Quand les piscines ont fermé leurs portes pour la seconde fois, j’ai pu encore nager trois fois par semaine. Et ce n’est que depuis début février que je peux m’entraîner normalement dans mon club à Saint-Vith.” Avec à la clé une nette amélioration de ses temps et un chrono sur 100 mètres brasse qui pourrait lui permettre de prétendre aux Jeux de Tokyo s’il est amélioré d’une seconde et demie. "Mon objectif était les Jeux de Paris en 2024 mais si je peux aller à Tokyo..."

Du côté de la performance de l’année chez les hommes, c’est le cycliste Ewoud Vroman qui a remporté le prix. Amputé d’une jambe, ce dernier est devenu champion du monde lors des Mondiaux de para-cyclisme sur piste au Canada. Il est monté sur la plus haute marche du podium lors de l’épreuve de la poursuite individuelle (3km), durant laquelle il a également battu le record du monde. Chez les femmes, le trophée est revenu au duo Griet Hoet et Anneleen Monsieur, spécialistes du para-cyclisme sur piste. Début 2020, lors des mondiaux, le tandem a raflé deux médailles, l’argent lors du sprint (qui ne figure pas au programme des Jeux de Tokyo 2020) et le bronze lors de la poursuite individuelle sur 3 kilomètres.

Le mot de la fin revenant à Anne d’Ieteren, présidente du Belgian Paralympic Committee : “2020 a été une année très difficile, aussi pour nos athlètes. En plus de devoir mettre leur rêve paralympique entre parenthèses, ils ont vu leur calendrier sportif se vider peu à peu. Pourtant, ils ont été nombreux à se distinguer. Nous hésitions depuis quelques années à passer à des prix individuels. Aujourd’hui, les médaillés sont systématiquement mis à l’honneur dans les médias, par leurs disciplines et fédérations sportives respectives, etc. Nous notons aussi une augmentation des performances au plus haut niveau. C’est positif, certes, mais il est d’autant plus difficile de célébrer une nouvelle fois tout ce monde lors d’une soirée d’hommage. Bien sûr, l’événement aura toujours pour but de saluer les résultats exceptionnels de l’ensemble de nos athlètes. Mais la remise de prix augmente le potentiel de croissance des Paralympic Sport Awards.”


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