Arrivée en plusieurs petits groupes, lundi et mardi, la délégation belge présente à l’Euro tchèque est, avec 14 judokas, l’une des plus denses de son histoire. Avec l’Azerbaïdjan, la Belgique figure au huitième rang en termes de participants, la première place étant occupée par l’Allemagne et la Russie (18), devant la France et aussi la Pologne (17). Mais les Belges sont plus nombreux que les Tchèques (12), qui évolueront pourtant à domicile.

La quantité est un premier signe de la bonne santé actuelle de notre judo, le second étant, bien sûr, la qualité. Avec Matthias Casse, Toma Nikiforov et Charline Van Snick, notre délégation compte en ses rangs trois champions d’Europe, le dernier (et non des moindres) étant l’Anversois, également n°1 mondial.

Derrière ces trois véritables chefs de file, Cédric Taymans et Koen Sleeckx ont emmené des judokas expérimentés comme Sami Chouchi, vice-champion d’Europe en 2018, ou Anne-Sophie Jura, mais aussi cette jeune génération sur laquelle les deux DT comptent beaucoup.

On suivra avec attention les prestations de Jorre Verstraeten, médaillé de bronze l’an dernier, Gabriella Willems et Sophie Berger, tous trois engagés dans la course à la qualification olympique. Verstraeten et Willems figurent d’ailleurs déjà en ordre utile au ranking avec, bien sûr, Casse et Van Snick. À propos des Jeux, Toma Nikiforov et Kenneth Van Gansbeke pourraient profiter de l’opportunité pour remonter au classement. Quant à Amber Ryheul, elle devrait confirmer tout le bien qu’on pense d’elle après son parcours à Budapest.

Reste que cet Euro se tient dans des conditions très particulières, avec tous ces tests, en raison de la crise sanitaire qui a obligé tous les participants à un véritable parcours du combattant avant même de monter sur le tatami !