Judo : hécatombe belge à Paris!

Charline Van Snick, Dirk Van Tichelt, Anne-Sophie Jura et Jorre Verstraeten ont malheureusement été éliminés dès leur entrée en lice lors de ce Grand Chelem...

Charline Van Snick, Dirk Van Tichelt, Anne-Sophie Jura et Jorre Verstraeten ont malheureusement été éliminés dès leur entrée en lice lors de ce Grand Chelem...

Les tribunes de l’AccorHotels Arena étaient encore aux trois quarts vides, ce samedi matin, quand Charline Van Snick s’est présentée sur le tatami n°1 pour défier la Sud-Coréenne Jeong, n°17 au ranking olympique et récente médaillée d’argent à Tel Aviv. Un combat délicat pour la Liégeoise qui se laissa surprendre après environ trois minutes, mais parvint à égaliser au marquoir à… trois secondes de la fin sur un superbe mouvement.

Enchaînant avec une immobilisation, Charline fut curieusement arrêtée par l’arbitre ! Direction : la prolongation où, malheureusement, Charline fut à nouveau renversée par son adversaire, ce qui entraîna son élimination dès son entrée en lice lors de ce rendez-vous lui tenant particulièrement à coeur.

"Je manquais un peu de rythme, surtout au début du combat. Mais, une fois menée, j’ai sorti les griffes et je pensais l’emporter, tout à la fin, quand l’arbitre a crié ‘Mate' (arrêt) alors que j’étais en train de l’immobiliser. Je n’ai pas compris ! Et comme, ensuite, elle a encore réussi à me surprendre, j’en ai été quitte pour remballer mon kimono. Dommage, surtout pour tous ceux qui étaient présent dans la salle pour me soutenir."

Quelques minutes plus tard, ce fut au tour de Dirk Van Tichelt d’entrer en scène, face au jeune Tadjik au nom imprononçable… Makhmadbekov, champion du monde juniors en titre et en bronze à Osaka ! Le face-à-face entre Dirk, 35 ans, et son adversaire, 20 ans, fut équilibré jusqu’aux alentours de la troisième minute quand Makhmadbekov plaça un mouvement imparable.

"Ce fut tellement rapide que je ne l’ai pas vu venir ! Ce doit être le privilège de la jeunesse… Ceci étant, je me sentais bien dans ce combat, même si je ne suis pas parvenu à reproduire ce dont je suis capable à l’entraînement. Et, croyez-moi, c’est très frustrant ! Si je veux me qualifier pour les Jeux de Tokyo, il faut absolument que je gagne ce genre de combat. Et même plus..."

Retour, alors, sur le tatami n°1 où les -52 kg avaient laissé la place aux -48 kg et, en particulier, à Anne-Sophie Jura, opposée à l’Espagnole Martinez Abelenda, n°8 au ranking olympique et victorieuse, l’an dernier, à Bakou ! Un dur morceau donc pour la Hennuyère qui entama pourtant bien ce combat avant de se voir sanctionner à trois reprises pour "fausse attaque".

"Cette défaite est entièrement de ma faute. J’ai trop voulu attaquer, mais mes mouvements n’étaient pas assez nets. Je ne suis pas parvenue à la déséquilibrer, ce qui a entraîné ces pénalités. Je suis terriblement déçue parce que je lui ai, en quelque sorte, donné la victoire. Mais je retiendrai la leçon ! On peut gagner tactiquement plutôt qu’offensivement car elle ne m’a jamais mise en danger."

Quatrième et dernier Belge du jour engagé, sur le n°3, Jorre Verstraeten retrouvait le Français Khyar, celui-là même qu’il avait battu pour décrocher le bronze, l’an dernier, à l’Euro. Là encore, le face-à-face fut très équilibré et les arbitres durent avoir recours à la vidéo pour valider le waza-ari de Walide Khyar à une trentaine de secondes de la fin.

"À partir de là, c’était délicat, voire impossible de remonter au score parce qu’il a bien géré la fin de combat. Si j’ai manqué un peu de mobilité, je suis assez satisfait au niveau de la stabilité ou de la puissance, ce qui confirme que j’ai progressé. Franchement, je me sentais mieux que lors de notre premier face-à-face, en juin dernier, à Minsk. Comme quoi, le judo est parfois bizarre. Mais ma motivation est intacte !"

Une attitude saluée par Cédric Taymans, le DT francophone, qui a su tirer les enseignements de cette journée, à chaud, avant de repartir au boulot, à l’entraînement. Rendez-vous fin février, à Düsseldorf !

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