Depuis la chaise réservée au coach du judoka en blanc, Cédric Taymans a apprécié la finale belgo-belge pour le bronze européen entre Matthias Casse et Sami Chouchi.

"Je pense que les connaisseurs se sont régalés !", lance le DT francophone.

On n’en dira pas autant du grand public, sans doute frustré de mouvement marquant. Ceci dit, il est vrai que ce combat fut d’une énorme intensité.

"Après un telle journée et une telle finale livrées par ces deux judokas, il est vraiment dommage que ce face-à-face doive désigner un gagnant et un perdant. Dans cette prolongation, Matthias était cuit physiquement, mais il a un mental d’acier. Croyez-moi, il n’est pas n°1 mondial pour rien !"

Il est vrai que l’Anversois peinait de plus en plus à se relever après chaque mouvement d'un l’un ou l’autre.

"Matthias n’en menait, en effet, pas large, mais il était encore lucide. Assez pour trouver la faille."

Qu’a-t-il, dès lors, manqué à Sami pour s’imposer ?

"Rien ! La victoire pouvait tomber d’un côté comme de l’autre… Le seul petit reproche que je peux adresser à Sami est qu’il s’est collé à Matthias. Et celui-ci en a immédiatement profité ! Maintenant, Sami a livré une magnifique journée avec des victoires convaincantes face au Grec, n°15, et au Turc, n°3. Le verdict final ne lui est pas favorable, mais il n’y a rien à jeter de sa prestation."

Avec, également, quatre victoires au sol. Une nouveauté ?

"On a travaillé ça à l’entraînement, mais je ne m’attendais pas à ce qu’il le reproduise aussi souvent lors de cet Euro. Tant mieux ! Son judo est plus complet… Je dois dire que Sami est épanoui depuis qu’il est devenu papa et c’est visible dans son comportement sportif quotidien."