Le parcours de Sami Chouchi s’est arrêté en quarts de finale, où le Bruxellois était opposé au… fameux Géorgien Grigalashvili, qu’il avait battu en mars, à Tbilissi. Mais, cette fois, l’étoile montante de la catégorie -81 kg n’a laissé aucune chance au Bruxellois.

Après une minute trente, Grigalashvili a littéralement soulevé Chouchi pour le plaquer au sol. Dans sa chute, Sami s’est blessé aux côtes et a dû déclarer forfait pour son combat de repêchages, face au Portugais Egutidze, un futur médaillé de bronze.

"Sami avait mal à la poitrine et on craignait un pneumothorax. On n’a donc pris aucun risque. Finalement, il a passé une radio qui n’a pas décelé de fracture. Tant mieux ! Vous savez, on peut combattre avec une douleur, parfois sous infiltration. Mais son état pouvait aussi s’aggraver et on a préféré déclarer forfait. C’est dommage car on pensait qu’il y avait un coup à jouer face à Egutidze, que Sami avait déjà battu à trois reprises, notamment à Tbilissi, pour une défaite. Mais il ne sert à rien de regretter. On a pris nos responsabilités !", explique Cédric Taymans.

Sami Chouchi avait commencé sa journée par un petit… tour du monde, face à l’Uruguayen Gamou, au Koweïtien Alkhuzam et au Portoricain Gandia, avant d’affronter le Bulgare Ivanov dans un face-à-face beaucoup plus intense que les autres. De fait, aucun des deux judokas ne parvint à marquer dans le temps réglementaire. Avec une pénalité de part et d’autre, la prolongation fut indécise, mais elle tourna à l’avantage de Sami sur un superbe mouvement, dont il se releva avec le poing rageur.

"Curieusement, c’était la première fois qu’ils se rencontraient. Et Ivanov est un fameux client, un habitué, à 26 ans, des podiums internationaux. Sami a donc laissé éclater sa joie après cette victoire. Comme lui, j’étais persuadé qu’il pouvait décrocher une médaille. Malheureusement, sa chute en a décidé autrement. Pas de chance…", conclut le DT francophone.