Le TAS avait en effet accepté l'appel de la fédération iranienne estimant que l'IJF avait outrepassé ses pouvoirs en octobre 2019. L'IJF a adapté dès lors sa sanction qu'elle considère désormais comme "proportionnelle aux infractions extrêmement graves commises."

La sanction, avec effet rétroactif, s'étend du 18 septembre 2019 au 17 septembre 2023 et prive toujours les judokas iraniens de toutes compétitions internationales notamment les Jeux Olympiques de Tokyo cet été (du 23 juillet au 8 août).

Cette sanction fait suite aux événements survenus durant les Mondiaux de Tokyo, en août 2019. L'Iranien Saeid Mollaei avait été contraint de perdre un combat sous la pression des autorités iraniennes.

Mollaei, champion du monde 2018, avait affirmé avoir subi des pressions des autorités iraniennes pour perdre sa demi-finale, contre Matthias Casse, et son combat pour la troisième place en moins de 81 kg aux Mondiaux de judo de Tokyo, afin d'éviter de rencontrer l'Israélien Sagi Muki en finale et sur le podium, l'Iran ne reconnaissant pas l'Etat d'Israël.

L'IJF estimait que les exigences des autorités et de la fédération iranienne constituaient "une violation grave et flagrante des statuts de l'IJF, de ses intérêts, de ses principes et objectifs ainsi que, en particulier, du code de déontologie de l'IJF et de la Charte olympique."

Les athlètes iraniens étaient depuis lors interdits de compétitions organisées par l'IJF. Mollaei, qui vit désormais en Allemagne, a obtenu un changement de nationalité et combat désormais pour la Mongolie qui lui a offert la citoyenneté en décembre 2019.