Amber Ryheul n’a pas manqué son retour à la compétition ce vendredi, à Zagreb. La Flandrienne de 23 ans s’est offert sa première médaille en Grand Prix et non des moindres puisqu’elle a décroché l’or en -52 kg !

Pour y parvenir, Amber (23 ans/n°28) a battu la Française Astride Gneto (25 ans/n°7), qu’elle a immobilisée après 2’46 en prolongation. Amber Ryheul a ainsi confirmé tout le bien qu’on pense d’elle depuis son titre de championne d’Europe -23 ans en novembre 2019. Elle a également poursuivi sa série de victoires (3-1) face à Gneto, qu’elle avait battue en juin, à Budapest, dans le cadre du Mondial.

Auparavant, Amber Ryheul avait bénéficié d’un tirage au sort favorable en étant immédiatement qualifiée pour les quarts de finale, tout comme l'expérimentée Astride Gneto, du reste. Opposée à la Croate Puljiz, la Flandrienne s’est rapidement imposée, renversant, puis immobilisant son adversaire, après 1’42.

Et ce fut à peine plus long (1’46…) pour voir Amber se débarrasser irrésistiblement de l’Italienne Castagnola, également immobilisée de maîtresse façon.

En -48 kg, les deux Belges étaient exemptées du premier tour. Ellen Salens a écarté l’Ukrainienne Pyroh par waza-ari. Arrivée en quarts de finale, Ellen s’est inclinée face à la Serbe Nikolic. Celle-ci a émergé après 0’26 en prolongation sur ippon. Renvoyée aux repêchages, Salens s’est encore inclinée, par waza-ari, contre la Néerlandaise Gersjes. Là aussi après 0’19 en prolongation.

Moins heureuse, Loïs Petit a, elle, été battue d’emblée par la Brésilienne Ferreira. Pénalisée à deux reprises pour non-combativité, Loïs a pourtant tenté plusieurs fois sa chance sur son mouvement favori, uchi-mata, mais elle n’est pas parvenue à renverser son adversaire. Au contraire, après 1’07 en prolongation, la Tournaisienne a encaissé un waza-ari fatal.

"Loïs n’a pas à rougir de cette défaite. La Brésilienne s’est montrée plus entreprenante et les deux pénalités étaient logiques. Mais Loïs peut tirer de précieux enseignements de ce face-à-face et envisager l’avenir avec sérénité…" juge Cédric Taymans, le DT francophone.

En -57 kg, Mina Libeer avait bien commencé sa journée, se débarrassant logiquement de la Française Vellozzi par ippon, suite à une immobilisation après 1’30. Hélas, la suite fut beaucoup moins convaincante. Opposée en quarts de finale à la Néerlandaise Cornelisse, Mina a encaissé un waza-ari, puis deux pénalités, sans jamais réussir à mettre en danger sa rivale.

Renvoyée, elle aussi, en repêchages, Libeer n’a pas réussi à se ressaisir face à l’Allemande Starke, victorieuse par waza-ari (encore) d’un combat à sens unique.