Aucun doute : Charline Van Snick se souviendra longtemps de cette médaille de bronze (sa première européenne en -52 kg), décrochée, ce jeudi, à Prague. La Liégeoise a, en effet, dû bagarrer pendant plus de neuf minutes avant de venir à bout de l’Espagnole Perez (24 ans/n°7). Un combat aussi intense qu’indécis, notamment au sol, où les deux adversaires se sont rendues coup pour coup, au propre comme au figuré.

Mais, au bout d’un insoutenable suspense, Charline a pu savourer après avoir immobilisé l’Espagnole, laquelle ne parvint pas à retenir ses larmes de s’être ainsi inclinée.

Auparavant, Charline avait battu la Suissesse Kocher (27 ans/n°20), récente médaillée d’argent à Budapest. Face à cette adversaire qu’elle n’avait rencontrée qu’une fois (victoire en 2018), Charline a longtemps paru souffrir, mais elle a quand même fini par en venir à bout sur son mouvement fétiche.

Menée de deux pénalités, la Liégeoise a réussi à renverser sa rivale à une poignée de secondes de la fin du temps réglementaire. Un soulagement pour Charline qui a ainsi prouvé qu’on peut toujours compter sur elle et la moue de la Suissesse, à la sortie du tatami, en disait long sur sa déception d’avoir été surprise et privée de médaille par notre compatriote.

Exemptée du premier tour en -52 kg vu son statut de tête de série n°5 de cet Euro, Charline s’était, auparavant, débarrassée de l’Ukrainienne Borodina sur une clé de bras après 1’11 pour atteindre, déjà, les quarts de finale. Opposée, alors, à l’Espagnole Lopez, qu’elle avait rencontrée à trois reprises jusque-là (2 vic.-1 déf.), la Liégeoise fut bousculée d’emblée, encaissant deux pénalités.

Mais Charline tint bon, misant sur son expérience. Malheureusement, elle se laissa surprendre, dès le début de la prolongation, par un mouvement de son adversaire qui la balança par-dessus elle. L’arbitre n’y vit que du feu. Mais il fut appelé par les préposés à la vidéo qui accordèrent un waza-ari à l’Espagnole.

Une décision synonyme de demi-finales pour celle-ci et de repêchages pour notre compatriote, visiblement déçue de l’issue fatale de ce combat.