Toma Nikiforov la tient sa première médaille d’or en Grand Chelem ! Après trois fois le bronze et deux fois l’argent, le Bruxellois est, en effet, monté sur la plus haute marche du podium ce dimanche, à Tachkent. En finale, Toma a battu le Bulgare Georgiev (24 ans/n°77) au terme d’un combat où les deux judokas se sont rendus coup pour coup avec deux appels au soigneur pour le Bulgare.

Toma a d’abord marqué sur un mouvement où il a retourné son adversaire sur lui-même. Ensuite, après une séquence au sol où Georgiev a tenté une immobilisation, puis une clé de bras, le Belge a de nouveau balancé son adversaire sur le dos. Avant de tomber à genoux sur le tatami pour fêter ce succès très important pour lui sur la route des Jeux de Tokyo !

Opposé au jeune Ouzbek (20 ans) Turoboyev, venu des -90 kg avec une tête de plus que lui (!), Toma s’était qualifié pour cette finale non sans avoir été mené par waza-ari. Mais le Bruxellois avait, ensuite, étranglé son adversaire sur un solide mouvement au sol. Allongé sur le tatami, pris de convulsions, l’Ouzbek se révélait incapable de reprendre le combat face à notre compatriote.

Auparavant, Toma avait écarté le Serbe Dosen (28 ans/n°30) sur un beau mouvement lui valant un waza-ari, puis la victoire. Mais ce n’était rien à côté de celui qu’il infligea à l’Allemand Kurbjeweit (26 ans), également monté de -90 à -100 kg et littéralement balancé après moins de deux minutes de combat.

Et pourtant, le tournant de ce début de journée se situa sans nul doute en quart de finale, où le Bruxellois était opposé au Mongol Batkhuyag (21 ans/n°226 !). Malgré une première pénalité pour passivité, celui-ci évoluait sans complexe, mais encaissa quand même un waza-ari. Dans la foulée, l’arbitre lui infligea encore une deuxième sanction pour prise de kimono illicite.

La tension était à son comble, au point que Damiano Martinuzzi, le coach de Toma, fut renvoyé en tribune alors qu’il conseillait simplement son judoka. Mais, à peine quinze secondes plus tard, alors que Toma Nikiforov lançait une nouvelle attaque, sans succès, l’arbitre pénalisa une troisième fois le Mongol, encore pour passivité, offrant ainsi la victoire à notre compatriote. Soulagement...