Le stage international organisé en Géorgie en préparation du Grand Chelem de Tbilissi a causé beaucoup de dégâts dans certaines délégations, mais aussi de tort au judo en général. Après les 14 Français jeudi, ce sont les 18 Allemands engagés dans cette compétition qui se sont retirés, dans la nuit de jeudi à vendredi, filant ainsi… à l’anglaise ! Après le tirage au sort donc. Aucun d’eux ne s’est présenté sur le tatami ce vendredi.

En -48 kg, Loïs Petit a ainsi profité du forfait de Katharina Menz (30 ans/n°16) et actuellement qualifiée pour les Jeux de Tokyo. Au-delà de cette absence inattendue pour la jeune Tournaisienne de 21 ans, il va de soi que l’attitude de certains judokas, mais aussi de membres de leur entourage, ne respectant pas strictement le protocole sanitaire, cause un tort considérable au judo en général.

De nombreuses nations étaient, en effet, invitées à ce fameux stage mis sur pied par la Fédération géorgienne. Selon Damiano Martinuzzi, il y avait là, en plus des meilleurs Géorgiens, les Français, les Allemands, les Brésiliens, les Cubains, les Mongols, mais aussi quatre judokas belges. Et non des moindres…

Matthias Casse, rentré en Belgique avec son frère Jeroen et Mina Libeer, ainsi que Toma Nikiforov, engagé dimanche, en -100 kg, face au Croate Kumric.

Aucun doute : la Fédération internationale devra mettre les fautifs face à leurs responsabilités car il y va de sa crédibilité. Jusqu’ici, tout se déroulait bien… Mais la course à la qualification olympique risque désormais de pâtir des derniers événements ! Prochain rendez-vous : Antalya, la semaine prochaine.