La Fédération internationale de Judo annule tous les tournois jusqu'au... 30 avril ! La course à la qualification olympique est complètement bouleversée.

Les annulations se succèdent dans le monde sportif et le judo n’échappe pas à la règle. Après le Grand Prix de Rabat, la semaine dernière, la Fédération internationale de Judo a annoncé qu’elle annulait le Grand Chelem d’Ekaterinbourg, le week-end prochain ! Ce lundi, en début de soirée, des signes avaient déjà alerté puisque la Fédération française avait décidé de ne pas envoyer ses judokas, dont le double champion olympique Teddy Riner, battu par le Japonais Kageura à Paris, par crainte qu’ils ne soient mis en quarantaine !

"On a longuement hésité, mais on n'a aucune assurance de ne pas être placés en quarantaine en arrivant à Moscou, où l'on doit obligatoirement transiter pour se rendre à Ekaterinbourg !" expliquait Stéphane Traineau, l'entraîneur des équipes de France, qui avait consulté la diplomatie française.

"On a appris que d’autres nations comme l’Allemagne et l’Espagne avaient pris la même décision par crainte de voir leur équipe coincée pendant deux semaines à l'hôtel..." poursuivait l’ancien champion du monde.

Huit Belges avec, entre autres, Toma Nikiforov devaient s’aligner lors de ce Grand Chelem, mais celui-ci n’aura donc pas lieu. Ce qui n’arrange pas les affaires de tous ceux qui espéraient y engranger des points dans la course à la qualification olympique… Pour eux, la situation devient catastrophique !

D'autant que ce lundi, en fin de soirée, la Fédération internationale de Judo a annulé toutes ses compétitions jusqu'au 30 avril ! C'est-à-dire non seulement Ekaterinbourg, mais aussi Tbilissi (27-29/03) et Antalya (03-05/04). Un point d'interrogation subsiste quant à la tenue des Championnats d'Europe, à Prague (01-03/05).

Cette nouvelle situation signifie que tous les judokas non encore qualifiés pour les Jeux de Tokyo à la date du 9 mars n'auront plus que trois opportunités (au mieux...) pour décrocher leur ticket ! À savoir : Bakou (08-10/05), Doha (28-30/05) et Budapest (12-14/06), ajouté en dernier ressort.

Il est évident que ces décisions pèseront particulièrement lourd au décompte final pour Toma Nikiforov. Blessé et opéré, au genou, puis aux épaules, le Bruxellois n'a encore marqué aucun point, ces douze derniers mois, en vue des Jeux de Tokyo. Et il devra désormais s'y employer alors qu'il n'a plus combattu depuis l'Euro 2019, mi-juin, à Minsk... Un impensable défi à relever pour notre champion d'Europe 2018.

La réflexion vaut également pour Kenneth Van Gansbeke, de retour sur les tatamis après une opération au genou, ainsi que pour Dirk Van Tichelt, Anne-Sophie Jura et Sophie Berger...