Le rideau tombé sur le Masters, à Doha, il est déjà temps pour nos judokas d’envisager l’avenir et, en particulier, le prochain rendez-vous au calendrier : Tel Aviv, du 18 au 20 février. Avec leur staff respectif, Cédric Taymans et Koen Sleeckx se sont attelés à dénicher des stages à l’étranger. Une mission délicate en cette période de crise sanitaire, les deux DT essayant de privilégier des déplacements en voiture, mini-bus ou autocar, moins risqués sur le front d’une pandémie qui rebondit de pays en pays.

"Les judokas qui ont participé au Masters ont d’abord bénéficié de quelques jours off, histoire de récupérer et aussi de susciter l’envie de repartir au combat !", explique Frédéric Georgery, l’adjoint de Cédric Taymans. "Jorre Verstraeten, Sami Chouchi, Charline Van Snick et Gaby Willems ont ainsi été dispensés d’entraînement. Mais ils ont reçu un programme personnel pour se maintenir en forme car ce n’est pas le moment de se relâcher..."

Pour ce qui est des stages, Koen Sleeckx a opté pour celui de Mittersill, en Autriche, du 24 au 30 janvier. En seront : Matthias Casse, Toma Nikiforov et Roxane Taeymans, notamment. Et ils devraient enchaîner avec d’autres dates, début février, toujours en Autriche, comme entre Noël et Nouvel An.

"Pour ce qui concerne les Francophones, nous avons opté pour la Turquie et… Paris...", enchaîne le DT adjoint. "Nous aurions, bien entendu, préféré emmener tout le monde au même endroit, mais ce n’était pas possible. Les garçons se rendront donc en Turquie et les filles se retrouveront à l’Insep. Nous n’avons rien modifié aux deux groupes qui étaient partis pendant les fêtes. Nous ne voulons prendre aucun risque avec ce Covid-19 !"

Seul le malheureux Malik Umayev manquera à l’appel. Victime d’une déchirure des ligaments croisés du genou gauche, le Visétois sera opéré le 29 janvier, à Anvers, par le réputé docteur Declercq. Quant à Alessia Corrao, elle reprendra progressivement après avoir souffert d’un blocage du dos.

"Pour l’un comme pour l’autre, nous prendrons le temps qu’il faudra. Il est vrai qu’il n’y a pas de compétitions juniors avant le mois de mars. Et encore, si elles sont maintenues… Cette situation est délicate à vivre moralement, mais nous n’y pouvons rien. Moi-même, je suis extrêmement prudent avec mes enfants, que je n’embrasse pas. Tout comme je ne me rends plus au magasin...", précise encore Fred Georgery qui a été testé positif en fin d’année dernière et l’a été pendant huit semaines (!), sans ressentir vraiment de symptômes.

Plus que jamais, l’objectif est d’envoyer le plus possible de judokas aux Jeux de Tokyo. Côté francophone, on pense à Kenneth Van Gansbeke, Anne-Sophie Jura et Sophie Berger qui ne sont pas (encore) qualifiés et viendraient s’ajouter à Jorre Verstraeten, Charline Van Snick et Gaby Willems. À suivre !